Le Collège Poudlard

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 London by Night [Dray]

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Elisabeth Deirdre
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Elisabeth Deirdre

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MessageSujet: London by Night [Dray]   London by Night [Dray] Icon_minitimeMar 24 Mar 2020 - 15:18

Il faisait nuit et pour la première fois depuis longtemps Elisabeth était sorti de Poudlard. Il s’était passé plusieurs jours depuis son entrevue avec Valériane et jusque-là, elle avait refusé de sortir de son appartement. Mais cette nuit, elle avait ressentit le besoin pressent de sortir, de prendre l’air. Puis, rapidement, ses autres problèmes s’étaient accumulés dans son esprit, dont celui auquel elle n’avait trouvé aucune solution et qui la forçait à agir ce soir. Avec son travail actuel de Professeur, Elisabeth était sur la sellette et elle ne pouvait absolument pas se permettre d’être fauchée, ce qui était malheureusement bel et bien le cas. Elle n’avait plus le choix. Jetant un regard prudent dans la ruelle, elle attendit sur son perchoir depuis un autre toit que le dernier passant tourne à un coin de rue, pour démonter littéralement le montant d’une verrière de toit. Il fallait dire que compte tenu de sa force nouvelle, ce n’était pas un exercice difficile… Prenant soin de ne pas briser la vitre, elle la déposa délicatement, avant de se laisser tomber du toit, à l’intérieur de la bijouterie.

N’ayant besoin ni d’outil, ni de torche, elle se dirigea vers les endroits les plus intéressants et ouvrit sans aucun problème les vitrines. Les bijoux étaient magnifiques. Mais ce qui l’intéressait, c’était surtout les pierres et elle ne se gêna pas pour les retirer consciencieusement de leur parure, une à une. Elisabeth n’avait pas l’intention de tout prendre, elle ne voulait que se mettre à l’abri, le temps de trouver quelque chose d’acceptable… Car même si Valériane lui avait donné jusqu’au dix-huit août pour leur prouver qu’elle était apte à ré apprivoiser les animaux, leurs réactions de nervosité, alors qu’elle n’avait même pas approché leurs enclos, ne lui laissait que bien peu d’espoir. Or, quelqu’un comptait sur elle pour payer un remède qui la maintenait en vie. Faisant glisser les pierres précieuses dans sa bourse en peau de Moke, son regard fut attiré par un collier particulièrement somptueux. N’y résistant pas, Elisabeth fractura la vitre et…

Une sirène stridente la saisit. Mer ! Relevant soudainement la tête, Elisabeth chercha des yeux le système de sécurité qui venait de la trahir, mais sans le voir. Elle qui fréquentait les cinémas, pensa tout de suite à un système du genre qu’ils appelaient « High teck ». Elle n’avait pas voulu utiliser la magie pour des raisons évidentes, mais sans se priver d’utiliser ses nouveaux pouvoirs. Même si le son aiguë et continue de l’alarme commençait à faire son effet et à la stresser, il n’y avait pas lieu de s‘inquiéter plus que ça : d’un bond, elle savait qu’elle atteindrait le trou dans la verrière de toit et elle n’aurait aucun mal à disparaître ensuite. Elle était une sorcière après tout, il lui suffirait de quitter les lieux rapidement et de transplaner un peu plus loin de cette rue... Seulement, aller au cinéma ne faisait pas d’elle une super-voleuse et cela Elisabeth le comprit vite lorsque les lumières des voitures de la brigade moldue éclairèrent le magasin.

Prise de court en ayant sous-estimé la rapidité des moldus, Elisabeth lâcha la bague qu’elle dépouillait de son diamant, pour faire un bond prodigieux jusqu’au toit, comme avalée par les ombres. Au même moment, les moldus entraient dans le magasin en la mettant en garde, mais déjà, Elisabeth s’enfuyait sur les toits. Un bâtiment et demi plus tard, Elisabeth retombait sur sa Yamaha rouge vif et enfilait son casque. Elle la démarra en trombe, pour se retrouver nez-à-nez avec un moldu de la brigade, qui braquait son arme sur elle, en lui intimant de stopper. Elisabeth n’en fit évidement rien, accéléra et fit un crochet pour éviter le moldu qui se jetait à terre pour faire de même. Loin d’être discrète avec sa moto et sa combinaison rouge, parcourut d’une large ligne jaune et de son casque du même genre, Elisabeth fit rugir son moteur un peu vite, tourna dans une rue pour se diriger ensuite vers Tooley Street, une longue voie qui rejoignait la A3 et lui ferait passer le Waterloo Bridge. Entre temps, tourner dans les bons embranchements lui permettrait de le semer et de continuer tranquillement sa petite virée nocturne.

Elle atteignit un feu et s’arrêta devant. Si elle voulait être discrète, elle avait tout intérêt à respecter le code moldu de la route, qui ne lui était pas inconnu. Fière propriétaire de la Yamaha qui avait servit au tournage de l’un de ses films préférés, elle l’avait remise en état, bichonnée jusqu’à la rendre flambant neuve et ne s’était pas privée de la chevaucher, pour son plus grand bonheur, les cheveux au vent ; même si son visage était dissimulé par son casque. Faire de la moto était une activité qui lui plaisait, mais ces derniers temps, elle n’y avait guère repensé. Enfin, jusqu’à ce soir. N’étant visiblement pas la seule ce soir à se balader, une voiture s’intercala entre elle et un autre motard. Même de très loin, elle entendait les sirènes et commença à faire rugir le moteur, attendant impatiemment que cette saleté de feu rouge daigne passer au vert. Elisabeth pencha la tête sur le côté, observant l’autre moto à travers la vitre de la voiture. Elle faisait trop rarement de la moto pour croiser d’autres motards et surtout, la nuit, elle dormait généralement.

Dès que le feu repassa –enfin- au vert, Elisabeth accéléra, tout en ayant la main un peu lourde. La Yamaha se souleva, se cabrant comme un cheval, pour retomber sur ses roues, démarrant au quart de tour. Il n’y avait personne ce soir, en dehors de la voiture et de la moto qu’elle laissait en plan et la voie était donc parfaitement dégagée… Une fois que les flics ne sauraient plus où la chercher, elle savait où aller pour revendre vite fait son butin. Ayant parfaitement conscience de ses actes, ce n’était pas quelque chose qu’elle faisait sur un coup de tête. Elle avait pris le temps de prendre les bons renseignements et pris quelques précautions, comme par exemple, faire en sorte de cacher sa longue chevelure blanche, dans son casque, en les attachant.

Elisabeth accéléra l’allure, sentant la vitesse plaquer contre elle sa combinaison, alors qu’elle se penchait un peu plus sur sa monture de métal. Curieusement, elle commença à ressentir de l’adrénaline. La vitesse, la poursuite, peut-être, le bonheur de retrouver cette sensation de liberté, certainement… Qui pourrait bien l’arrêter ? Un tonnerre mécanique éclata, alors qu’Elisabeth ne cessait d’accélérer.




[Je commence gentil cylXD ]


Nul ne peut atteindre l'aube sans passer par le chemin de la nuit.

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Dray Fox
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MessageSujet: Re: London by Night [Dray]   London by Night [Dray] Icon_minitimeDim 12 Avr 2020 - 13:55

[Excuse moi, L-san, je t’ai fait honteusement attendre ! *arrive pas à écrire avec le quotidien, mode déprime rpgique, le renard*]


Le hasard avait un sens particulier de l'humour car l’autre motard était tout bonnement Dray Fox, homme d’affaires new-yorkais et squatteur de Poudlard à mi-temps, où l’apprentie voleuse qu’était Elisabeth enseignait jusqu’alors. Sur tous les fondus de deux roues que comptait le Royaume-Uni, il fallait qu’ils tombent l’un sur l’autre.

Ce que faisait Fox dehors, sur une Kawasaki Ninja H2 SX SE flambant neuve (collectionneur de mécaniques dans l’âme, il n’avait pas pu résister à l'envie de s’offrir le nouveau modèle de sa marque préférée de bécanes et ses 200 chevaux, le seul encore sur le marché à posséder un compresseur !), aussi noire que sa tenue de protection ? Il luttait contre l’insomnie après avoir passé la soirée avec ses amis Jazz, Miah et le reste de leur bande de motards. Ils avaient fait des battles entre eux sur le circuit du couple (que Fox avait entièrement financé, évidemment….). Mais Dray, en quittant ses petits camarades aussi mordus d’adrénaline que lui, sentait que le sommeil ne viendrait pas facilement. Les causes ? Toujours les mêmes depuis plus d’un an. Dray avait passé difficilement la date anniversaire des évènements du Pré au lard, le 16 juin, puis celle de l’attaque des détraqueurs le 13 juillet. Et Hyde Park qui approchait, le 17 août. Et puis tout le reste, en fait. L’été, décidément, était devenu la période où il s’attirait le plus d’emmerdes et où plus généralement, ses proches payaient un lourd tribut, question cérémonies du souvenir. Pas forcément qu’à cause de lui, notez. De quoi vous mettre la tête sous l’eau quand vous luttiez depuis des mois pour rester en surface. Et comme il limitait les potions au strict nécessaire...

Alors forcément, quand vous étiez borderline, quand la pression était trop forte, faire le con sur votre moto était une des solutions possibles pour l’évacuer. Fort heureusement, son accident de moto (le 21 juin, encore l’été dites donc !) , lui avait servi de leçon, d’où l’idée du circuit pour dire de limiter les risques de se retrouver à l’hosto ou la morgue, si ça devait mal se passer. Jazz et Miah, qui commençaient eux aussi à se ranger des voitures, avaient adoré leur nouveau terrain de jeu tout en le traitant de cinglé au passage ! Et depuis deux fois par mois, ils se retrouvaient tous pour s’éclater.

Dray était seul, ce soir-là ? Oui. Il avait laissé ses chiens de garde à la niche pour la soirée. Enfin, le croyait-il parce qu’en réalité, la voiture qui était derrière lui, c’était des agents de Manning, et l’Australien lui-même, plus loin en moto lui aussi, attendait de les remplacer dans la filature, grâce à l’entourloupe d’une voleuse beaucoup plus douée que la professeur de SCM, informations qu’il ignorait. Sans compter que ses véhicules étaient tous ultra protégés magiquement, moins avec son accord que plus. Boucliers magiques et physiques, absorbeurs de chocs, résistance, tout y était passé. Bobby connaissait son métier et son client.

Toujours était-il que les plaques militaires, qui portaient entre autres les dates susmentionnées, et conçues justement pour prendre la tangente, sous la veste de l’Américain, pouvaient témoigner de son état d’esprit. Et puis, plus simplement, Dray n’avait pas envie de mettre tout le monde en panique avec les montres trop sensibles de ses amis, juste parce que les courses en moto à 200 km, c’était considéré comme une situation dangereuse.

Bref, tout ceci expliquant cela, Fox attendait patiemment que le feu passe au vert dans la ville déserte, loin de s’imaginer une seconde le bordel qu’avait causé Elisabeth dans son sillage. Le fait que les deux motards se croisent aurait pu rester qu’un hasard insignifiant. Ils auraient très bien pu s’ignorer complètement et se séparer aussi rapidement qu’ils s’étaient rejoints. Sauf que…

Sauf que le motard (ou motarde ? Difficile à dire avec leurs tenues de protection et leurs casques) derrière lui, qu’il n’avait pas plus remarqué que ça dans un premier temps, eut l’idée de faire rugir outrageusement son moteur d’abord et faire cabrer sa moto au démarrage, ensuite. Et puis rouge, sérieusement ? Il n’y avait pas plus tape à l’oeil comme couleur. Niveau discrétion, on repasserait ! On aurait dit une cabine téléphonique britannique ambulante ! En somme, pour Fox, il avait affaire à un sacré m’as-tu vu ! Comment il se la ramenait ! Et quand on était homme dans la position de Dray Fox, playboy multimillionnaire, PDG d’une multinationale mondiale qui se portait bien, et beh, ça avait tendance à coincer, surtout quand il n’était pas vraiment d’humeur (ce qu’il était très peu depuis plus d’un an…). Pour se la ramener, fallait avoir de bonnes raisons ! Et si Elisabeth sentait tout juste l’adrénaline monter, le New-yorker, lui, était déjà sous perf depuis un bon moment. Forcément, avec son programme de la soirée ! Donc, alors qu’un sourire des plus moqueurs s’était plaqué sur ses lèvres, sous son casque, Fox décida qu’il allait montrer à ce suffisant personnage, qu’il n’était pas du tout impressionné par sa provocation et ce que c’était de faire de la moto. C’était bien beau de vouloir en foutre plein la vue à un feu rouge ! Mais piloter, réellement, en quasi pro, c’était autre chose ! Après tout, il n’y avait pas un chat sur les routes à cette heure-ci et il était aussi loin de se douter que les sirènes qu’on entendait se rapprocher était justement à cause de ce vantard. Ou vantarde, on n’allait pas ergoter.

La professeur de SCM lui avait mis une distance acceptable dans la vue avec son démarrage en trombe. Il allait falloir pousser un peu sa chérie. Donc en effet, Elisabeth put entendre un grondement typique d’un moteur de première qualité dont on libérait gentiment le potentiel derrière elle avant de se faire doubler par la moto noire qui la dépassa comme une fleur malgré qu’elle fusse en accélération. Les limitations de vitesse, que ce soit l’un ou l’autre de ces allumés, venaient d’être explosées ! Et Fox se paya en prime le luxe de prendre, malgré cette accélération en trombe, un virage à droite parfaitement négocié, avec le perfectionnisme qu’on lui connaissait et de redonner un coup d’accélérateur à la sortie pour le style et disparaître dans la nuit après cette aimable démonstration. Du moins le croyait-il…


[J'espère que ça te convient, parce que comme d'hab, je suis pas très satisfait de mon côté. Mais je ne vais pas te faire attendre plus longtemps !]


Il y a au moins deux solutions à un problème (dont l'une consiste à payer les bonnes personnes). S'il n'y a pas de solution, il n'y a pas de problème.

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MessageSujet: Re: London by Night [Dray]   London by Night [Dray] Icon_minitimeJeu 28 Mai 2020 - 13:28



Les pneus crissèrent au démarrage et dans son rétro, Elisabeth vit les seuls vivants des alentours loin derrière elle. Tant mieux. Ne relâchant pas son accélération, bientôt, l’éclairage de la ville ne furent plus que des lignes lumineuses qui se reflétaient sur son casque et la carlingue de sa bécane, ajoutant un contraste orange au reste, déjà bien voyant. Elle devait absolument mettre le plus de distance entre elle et les flics, les laisser sur le carreau. Lorsqu’elle aurait assez de distance, elle n’aurait plus qu’à s’engouffrer dans une petite ruelle sombre, tous feux éteints. Pour l’instant, elle ne voulait pas attirer l’attention, ce qui, à cette pensée, lui peignit un petit sourire carnassier : avec la vitesse qu’elle avait pris, qui allait faire exploser tous les radars moldus, avec ou sans feux, où serait la différence ? Un petit détail insupportable d’illogisme, mais Elisabeth n’éteignit pas ses feux. En fait, au contraire pensa t-elle. Plus elle serait voyante maintenant, moins elle se ferait repérer lorsqu’elle se cacherait dans l’ombre. Il n’était pas utile d’essayer de se cacher tout le temps, le faire avec le bon timing était suffisant. L’être trop, était suspect.

Fixant la route comme un chat fixe une souris, elle ne fit pas exactement très attention à ce qui se passait au loin dans son rétroviseur. Jusqu’à ce qu’un missile ne la rattrape, dans bruit de tonnerre et la dépasse. Mais c’était le type du feu rouge ça non ? Elle reconnaissait la moto, très tape à l’œil, soit dit en passant… Elisabeth arqua un sourcil. Non mais ? Il faisait quoi là, lui ? Il se prenait pour un grand garçon ? Évidemment, elle comprit tout de suite, encore un fils à papa qui ne supportait pas qu’on le laisse tout seul à la ligne de départ… Cet abruti avait dû prendre son démarrage en trombe pour un défi, ou un de ces trucs idiots, que les hommes idiots aimaient faire… Un virage s’annonça et Elisabeth vit la moto noire se pencher pour épouser la courbe du tournant. Même si les sirènes des moldus se faisaient un peu plus lointaines, Elisabeth vit une opportunité. Poussant sa bécane, elle se cala derrière la noire pour profiter de son aspiration et calqua sa trajectoire sur la sienne, négociant parfaitement le virage, tout en lui donnant des sensations nouvelles.

Bien que la gravité ne faisait plus partie de ses préoccupations (enfin, ça ne l’avait jamais vraiment été, sauf dans certains cas de figures bien particulier, comme risquer de s’éclater quelque part), Elisabeth sentit son corps se pencher à l’extrême, faisant corps avec sa Yamaha. Elle avait une confiance aveugle en sa machine et elle, jouait en mode vanilla dessus ! Ne subissant pas les effets de la gravité, sauf l’excitation peut-être de voir le sol si près, elle redressa sa flamboyante moto sans trop de mal et la poussa pour rattraper le sale petit vantard sur sa moto noire. Lorsqu’elle fut à même hauteur, ce qui n’allait sûrement pas durer, car elle voyait bien qu’ils ne jouaient pas à armes égales, elle pencha sa tête sur le côté, comme si elle espérait voir à travers son écran. En se concentrant sur ce type, elle put sentir le sang qui affluait à une vitesse somme toute impressionnante. Ce fait la déstabilisa et elle laissa glisser une seconde sa trajectoire, qu’elle récupéra dès qu’elle sentit sa moto vaciller. Elisabeth, poussée par sa propre adrénaline et une soif d’émotions à combler, passa devant lui avec un petit sourire carnassier et mit un léger coup de frein pour le forcer soit à freiner lui-même, soit à se déporter.

Ils filaient si vite,, qu’ils arrivaient déjà sur la A3. En prenant un virage serré sur la droite, ils atteindraient London Bridge. Oui, mais, au dernier moment, Elisabeth changea ses plans. Elle bifurqua violemment à gauche, coupant la trajectoire de l’autre s’il le fallait et prit la route à l’envers et à vrai dire, l’opposé de ce qu’elle avait prévu. Ne se souciant absolument plus de la circulation, elle dépassa à une allure folle les embranchements et aperçu les prochaines rues. Elles étaient loin, mais sa vision l’avantageait, à cents mètres de distances, elle voyait précisément l’embranchement de Bedale Street à sa droite et cette –un peu plus proche- de St Thomas Street à gauche. A cette vitesse, le tournant allait être violent… Et elle comptait en prendre plusieurs, qui s’enchaineraient très vite et où elle avait toute les chances de s’emplafonner dans le décor si elle ne décélérait pas. L’ivresse de la vitesse l’avait gagné et c’était la seule émotion, un tant soit peu forte qu’elle ressentait depuis de trop longues semaines. Ainsi, sous cette emprise, la sorcière maintint aussi bien sa vitesse que son cap… En espérant que sa moto tienne le coup.

La rue arriva et elle se pencha à l’extrême, faisant crisser ses pneus et laissant probablement une belle trace de gomme derrière elle. Elisabeth put voir de très, très près l’asphalte, mais resta concentrée sur sa trajectoire. Elle tourna à Bedale, manquant de prendre le trottoir, redressa et se contraignit à ralentir pour prendre le suivant, d ans le même sens. Elle passa Winchester Walk en frôlant le trottoir de droite cette fois et redressa juste assez vite pour ne pas finir dans la gare. Dans le mur du bâtiment, plus précisément.




[Je suis désolée, ça fait 100ans que je dois répondre, mais j’ai eu un passage à vide TT_TT Du coup, j’espère que ça t’ira, ton message était très bien ^^]


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MessageSujet: Re: London by Night [Dray]   London by Night [Dray] Icon_minitimeSam 27 Juin 2020 - 13:20

[Pas moi qui te jetterais la pierre ^^''' Si tu veux bien, je passe sur la partie course nocturne, je me suis aperçu que ma foi, je n'arriverai pas à écrire quelque chose d'intéressant et qui ferait avancer le schmilblick alors Eli gagne le duel et il vaut mieux passer à la phase suivante. ^^]


Bon, Dray avait jugé ce pilote bien trop rapidement. Parce que bordel, il était doué ! Voilà la conclusion qui vint à l’esprit de l’Américain après que son “adversaire” ait repris la tête de leur course improvisée, première place définitive que Fox eut la sagesse de lui laisser, ce qui l’étonna presque lui même. Mais revenons sur les raisons de cette décision rapide. Oh elles n’étaient pas difficiles à comprendre…

Dans un premier temps, pris par l’adrénaline et l’amusement que lui procurait le fait de courir contre quelqu’un, le New-yorker s’était laissé prendre au jeu et la provocation de la moto rouge avait fait son petit effet. Quand son propriétaire freina devant lui, heureusement que l’aventurier avait de bons réflexes et put modifier sa trajectoire à temps sans avoir eu à freiner, ce qui aurait été en ces circonstances une défaite en soi. Oh, ce défi était complètement stupide au demeurant, on était ben d’accord et Fox serait le premier à le dire quand ses émotions seraient redescendues. Mais pour le moment, le feu de l’action était le plus fort et la manoeuvre du fanfaron écarlate n’avait fait que le piquer un peu plus. Alors ça… Évidemment, en réponse, Fox accéléra à nouveau et doubla au plus près le pilote adverse pour montrer qu’il n’avait pas plus été perturbé que ça par cette tentative de déstabilisation. Pas à un renard borderline à qui on apprenait ces petits tours de passe-passe.

Les deux motards se tinrent donc la jambe, ou en l’occurrence la roue, jusque London Bridge, se doublant l’un l’autre à plusieurs reprises en utilisant l’aspi de son adversaire pour économiser leurs moteurs et donc se réserver de possibles accélérations.

Sauf que. A jouer au con, il fallait bien qu’il ait un couac… En négociant brusquement à gauche comme elle le fit, l’écrevisse coupa en effet la route de Fox qui était justement en train d’accélerer pour le doubler à nouveau et profiter de la ligne droite du London Bridge pour mettre une bonne avance entre son camarade de jeu et lui. Si ce dernier se fichait bien du code de la route, pour le coup, l’Américain aussi. Doubler par la gauche en Angleterre, tous les flics qui étaient à la recherche du troublion, vous diraient que ça méritait une prune salée. Déjà qu’ils avaient dû affoler tous les radars de la ville et fait griller tous les feux tricolores sur leur passage… Et Fox avait été puni pour le coup.

N’ayant évidemment pas les capacités de son adversaire surnaturel et ayant le champ de visuel très réduit à cause de la vitesse atterrante, Fox fut incapable d’anticiper la manoeuvre de l’autre. Son cerveau, par pur réflexe, eut juste le temps d’ordonner le freinage pour éviter une potentielle collision. Déséquilibré tant par la surprise de ce coup de pute de ce guignol que par la perte brutale de vitesse, Fox sentit perdre brutalement le contrôle de l’assiette de sa moto et être incapable de se redresser. La peur le saisit. Il se voyait déjà dans le décor et des flashs de son accident s’imposèrent. Il pensa à Vaughn et les Bakas. Tout cela ne dura qu’une ou deux secondes mais qu’elles furent longues… Mais sans que le New-yorkais ne comprenne pourquoi sur le coup (il découvrirait plus tard que ce n’était rien d’autre qu’une des précautions magiques de ses anges-gardiens), la moto rectifia d’elle-même son point d'équilibre avant la rupture totale et donc l’accident et se redressa d’elle-même. A nouveau maître du véhicule, Dray stoppa alors immédiatement. Il lui fallait quand même quelques instants pour se remettre là…

Oui mais, magie ou pas pour se dissimuler de la police routière moldue et leur technologie, leur petit rodéo avait mis cette dernière sur les dents. Du moins, Fox supposa naturellement que c’était la raison des sirènes qui s’approchaient. Son arrêt ne pouvait pas durer plus de quelques secondes. Il valait donc mieux ne pas rester dans le secteur… Dégrisé par la frayeur qu’il venait d’avoir, il décida qu’il était plus prudent de reprendre immédiatement la route. Il remit les gaz pour rejoindre son garage puisque le son des sirènes se rapprochait et semblait venir tant derrière eux qu’au delà du London Bridge. Sans doute les flics voulaient leur couper la route… D’autant que se poser avec cigarettes et whisky bien tassé ne serait pas un luxe dans l’immédiat… C’était à ces moment-là que le New-yorkais se rendait compte qu’il avait quand même bien changé en dix ans. Cet incident ne l’aurait pas tant marqué par le passé. Ces quelques courtes secondes de pause aurait suffi à souffler et il serait reparti dans le trip. Là, la sensation de malaise était trop tenace pour qu’il puisse se concentrer pleinement à piloter à haute vitesse. Assez de course pour cette nuit… Il vieillissait, bordel…

Un peu amer face à cette constatation, Dray voulut se diriger vers Waterloo Bridge. Étonnement, Fox ne lui en voulait pas à celui-là. Son geste était particulièrement discutable et avait failli l’envoyer dans le décor, certes, mais ils avaient été deux à faire les cons et si lui n’avait pas décidé de doubler par la gauche à une vitesse beaucoup trop élevée, s’il n’avait pas décidé surtout connement de jouer cette partie, ce ne serait pas arrivé. Par contre, c’était sa moto qui lui faisait se poser des questions ! Parce qu’il n’avait pas rêvé, une force étrangère avait rectifié le tir, il en était persuadé. Il aurait dû logiquement se manger l’asphalte…

Quelle ne fut pas sa surprise de retrouver au détour d’une rue le pilote en combinaison rouge. Pas de doute à avoir, sa silhouette fort voyante sous l’éclairage public et sa bécane étaient reconnaissables. Fox qui pensait qu’il ne reverrait jamais cet inconnu qui devait avoir mis les voiles, bien content de sa victoire en constatant qu’il l’avait semé, voilà que le hasard voulût qu’ils se croisent encore. Mais pour l’Américain, plus question de course. Par contre, à présent, sa curiosité était piquée. Il reconnaissait sans réserve sa défaite et par conséquent, se sachant bon pilote, le New-yorkais avait bien envie de savoir à qui il avait affaire. La personne valait peut-être le coup d’être rencontrée, finalement. Ce n’était peut-être pas un tant m(as-tu vu que ça… Les apparences…

Fox accéléra donc pour se remettre à niveau de l’inconnu et fit le signe de salut des motards, puis celui de la demande de pause pour raison de soif avant de montrer un changement de direction, direction qu’il emprunta à vitesse plus mesurée en tournant à gauche après l’avoir doublé. En somme, il venait d’inviter son “adversaire” à le suivre pour prendre un verre et par la même s’éloigner définitivement des flics, apparement vexés de leur petit rodéo. Doué pour le pilotage qu’elle était, cette personne devait forcément connaître ce langage. Et à présent qu’il était redescendu d’un niveau et qu’il avait pris le temps de communiquer à ses côtés, curiosité supplémentaire, il se rendit compte que la silhouette sous la combinaison était bien fine et dessinée en courbe…

Restait à voir si Dray n’avait pas fait erreur et si ce ou plutôt cette pilote acceptait son offre.

Constatant son choix, l’Américain prit la direction de sa planque, un vaste hangar dont la porte s’ouvrit automatiquement à son approche et s’éclaira à l’entrée de la moto, laissant apparaître une collection de véhicules regroupant tous les grands noms de la mécanique automobile à deux ou quatre roues dans leurs grandes oeuvres, luxe et vitesse, mais aussi quelques pièces anciennes bien choisies.

Dray se gara rapidement à côté d’une place clairement libre pour un autre véhicule et enleva son casque, plutôt satisfait. Cette soirée n’avait décidément pas manqué d’intérêt.


Il y a au moins deux solutions à un problème (dont l'une consiste à payer les bonnes personnes). S'il n'y a pas de solution, il n'y a pas de problème.

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MessageSujet: Re: London by Night [Dray]   London by Night [Dray] Icon_minitimeLun 10 Aoû 2020 - 12:02

Ce petit rodéo mécanique lui plaisait bien. A vrai dire, Elisabeth sentait monter l’adrénaline comme peu de fois elle l’avait connu. Elle se sentait revivre et c’est avec un certain bonheur qu’elle savait maintenant quoi faire pour ressentir à nouveau. La vitesse, le besoin réel de devoir s’échapper combiné à cette petite course d’orgueil était un cocktail soit dangereux mais très enivrant ! Sentant le sang s’affoler chez son adversaire, quand il se rapprochait d’elle, elle était bien certaine qu’il s’amusait lui aussi comme un petit fou. Il tenta de la suivre, même quand leur moto prit un angle qui aurait été mortel pour n’importe quel Moldu et à peine moins dangereux pour un sorcier. Par une force surnaturelle, la Yamaha se redressa, mais c’était sans surprise pour Elisabeth… Cela le fut moins quand elle vit dans son rétro, la moto de ce cher m’as-tu-vu en faire autant ! Sous son casque, elle fit les yeux ronds. Il n’y avait pas trente-mille solutions, comme ce n’était pas un autre vampire, c’était forcément un sorcier.

Sauf cas rares et très particuliers, on ne pouvait pas tricher avec la gravité, peu importe le degré de maîtrise du pilote… Voilà qui devenait intéressant ! Pourtant, loin d’essayer de la rattraper en se targuant d’avoir réussi une prouesse sur sa moto trafiquée, l’autre pilote s’arrêta net. Pourquoi ? Mais Elisabeth n’avait pas le temps d’y songer, car elle dû négocier une série de virage et le bâtiment de la gare passa très près d’elle. Forcée de décélérer si elle ne voulait pas se manger le mur, elle pouvait certes tricher avec la gravité, mais elle n’était pas non plus un fantôme et sa moto non plus, c’est en calmant le moteur de sa Yamaha qu’elle entendit les sirènes furieuses des moldus se rapprocher. Elle était certaine qu’elles étaient plus nombreuses que lorsqu’elle avait clandestinement quitté la boutique… Si l’autre s’était fait attraper, elle devait se dissimuler maintenant. Elisabeth força sur le freinage en prenant garde à ne laisser aucune trace de pneu sur le goudron.

Elles se rapprochaient. Ce fut au moment où elle poussait sa moto qu’elle vit arriver le second pilote. Mais qu’est-ce qu’il faisait encore là celui là ? Alors que l’adrénaline ne l’avait pas quittée, le pilote lui sembla beaucoup plus calme. Avec un sourire narquois et amusée, elle pensa qu’en bon mortel, voir de si près l’asphalte avait dû le calmer un peu… C’était à qui avait eu les nerfs les plus solides ! Mais bon, à la base, c’était les flics qu’elle fuyait, elle aurait bonne mine, si elle se faisait coincer parce qu’elle avait fanfaronné avec un motard quelconque au passage ! Il lui fit un signe. Elle ne savait pas trop ce qu’il voulait, elle n’était pas motard, mais à sa façon de conduire, lui l’était peut-être ! Si elle en jugeait par ce qu’elle ressentait à son propos, il ne semblait plus vouloir concourir. Il la contourna, de manière disons plus courtoise que ce qu’elle avait pu faire, ce qui ressemblait d’avantage à une invitation qu’au sale coup qu’elle lui avait fait !

Il ne lui en tenait donc pas rigueur. Ce serait peut-être l’occasion de semer les flics une fois pour toutes, s’il était sorcier, les moldus ne pourraient pas le suivre lui non plus. Elisabeth se laissa tenter et suivit le pilote, tout en gardant à l’œil, ou plutôt à l’oreille, les sirènes qui se faisaient de plus en plus sonores. Il leur fallut assez peu de temps, tout en promenant les flics dans leur sillage, pour atteindre un hangar, qui révéla, dès que la porte fut ouverte, une collection de véhicules qui en aurait fait baver plus d’un ! Les hommes et leurs machines… Le pilote se gara rapidement et en entendant les alarmes toutes proches, Elisabeth descendit de sa Yamaha d’un bond souple et éteignit précipitamment toutes les sources de lumières. Comme avalée par les ténèbres, elle poussa la moto rouge dans l’ombre et disparu elle-même en se collant contre le mur. Les flics passèrent en trombe sans même les voir. La sorcière les suivit du regard, derrière son écran et constata qu’elle ne s’était pas trompée. Soit il faisait sombre, mais auraient-ils pu manquer une porte de garage grande ouverte, même tout phares éteints ?

Elle n’aurait probablement même pas eu besoin de se cacher. Selon elle, le garage devait être ensorcelé, ou bien, les flics étaient vraiment mauvais ou alors, ils ne s’attendaient certainement pas à ce qu’ils se soient arrêtés aussi proche d’eux… Elisabeth n’en savait rien. Certaine que les moldus ne reparaîtraient pas, Elisabeth attrapa sa moto et la gara à son tour, à côté de l’autre. Le pilote avait déjà enlevé son casque et révélait un visage qui lui était à la fois inconnu et familier. Tiens c’était bizarre, elle avait l’impression de l’avoir déjà vu quelque part… Bien qu’il ne puisse le voir, elle le dévisagea un instant, avant de retirer son propre casque. Elisabeth n’avait pas peur d’être reconnue, ses activités en dehors de Poudlard ne regardaient personne (et on le lui avait assuré…) et puis, il n’y avait pas eu de casse. En ce qui concernait leur petite course-poursuite en tout cas. Son casque laissa retomber ses longs cheveux blancs en cascade. C’était le problème avec les cheveux et les casque de moto… Difficile de les faire tenir correctement jusqu’au bout. Ses yeux couleurs d’orage balayèrent le garage d’un œil appréciateur.


« Jolis jouets. » Dit-elle simplement.

Il y avait de tout et, clairement, rien qui n’était dans ses moyens ! Mais qu’à cela ne tienne, elle aussi avait une pièce de collection, sans doute pas aussi tape-à-l’œil que les autres, mais Elisabeth ne l’aurait échangé pour une autre, pour rien au monde.


« Elisabeth. Je peux connaître le nom de mon rival ? »

Avec un demi-sourire légèrement enjoué, elle voulait mettre à l’aise la personne qui aurait pu la battre à leur jeu stupide, s’il avait eu le cran de poursuivre. Mais elle n’ignorait pas qu’elle partait avec un avantage considérable sur lui, elle n’avait en effet pas à craindre de se tuer sur un accident de la route… Et d’ailleurs, elle se sentait elle-même relativement mal-à-l’aise à l’idée d’être seule avec un mortel, dans un tel endroit. Ce n’était pas pour elle, évidemment… Mais de toute façon, quelque chose lui susurrait à l’oreille qu’elle n’aurait pas été plus à l’aise en société qu’en tête-à-tête.

Elle savait aussi qu’elle devrait apprendre à faire avec et à passer outre, car si tout allait bien, dans quelques semaines, une foule d’élèves envahiraient Poudlard. Des élèves a qui elle devrait donner des cours et comme tout Professeur, qu’elle devrait surveiller. Même si elle avait un doute là-dessus ! Il était plus que probable qu’on ne lui confie plus aucune garde ! Qui aurait assez confiance pour laisser un vampire déambuler librement dans les couloirs la nuit ? Elisabeth se passa une main dans les cheveux et fouilla dans ses poches pour en retirer deux élastiques. Elle les noua autour de ses cheveux, en deux couettes basses et remonta de son cou son bandeau noir sur sa tête.



Nul ne peut atteindre l'aube sans passer par le chemin de la nuit.

[Khalil Gibran]
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