Le Collège Poudlard

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 Rencontre désagréable...

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Dray Fox
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Né(e) le : 12/09/1984
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Où à Poudlard ? : Je vous en pose des questions ?

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Compétence: Niveau 8
Particularité: PDG de la Fox
Baguette: 33 cm, bois de prunellier (manche), bois de Lierre (corps), dard de Billywig et poil de Nundu (Une baguette de barj à l’image de son propriétaire... XD)

MessageSujet: Rencontre désagréable...   Lun 9 Oct 2017 - 20:09

[Bon, il est plus que temps que je poste ce que j'ai commencé à écrire mais jamais fini, ça va peut-être me motiver à reprendre ! ^^''']


La scène se déroule un vendredi soir de février, au Fifty, un casino moldu de Londres.…

Sur l'une des terrasses de l'établissement de luxe, entre deux pluies, un jeune homme, brun aux reflets étrangement métalliques, tiré à quatre épingles, les coudes appuyés sur la rambarde de sécurité, s'allumait une cigarette. Mais sa façon de faire montrait bien que ce dernier était au mieux agacé, au pire contenait visiblement sa colère. Et en même temps, isolé ainsi, il semblait, dans la position de ses épaules, cachait une grande lassitude et une profonde solitude.

Il expira un nuage de fumée, qu'il avait bloqué plusieurs secondes dans ses poumons alors que l'une des grandes portes qui menaient à l'intérieur, s'ouvrit sur un homme plus âgé que lui, la même chevelure quoi que plus poivre et sel, le même regard mais plus dur, aussi grand et tout aussi bien habillé.

"Fous-moi la paix… "

Visiblement, l'intrus n'était pas le bienvenu, c'était peu de le dire, quand on voyait la main gauche du plus jeune se crisper sur le parapet sans qu'il daigne se retourner.

"Tu manques à tes devoirs !"

Cette réplique sévère ne provoqua qu'un éclat de rire amer chez celui à qui elle était adressée, le regard fixé sur l'extrémité ardente du tube de nicotine, pour ne pas le porter sur celui qu'il avait furieusement envie de frapper.

"Je ne vois pas en quoi faire une pause clope me fait manquer à mes devoirs de futur gendre."

Le plus vieux ne se laissa pas démonter par le ton rogue de son vis-à-vis qui lui tournait toujours le dos. Il croisa les bras, rendant son attitude inflexible.

"Je parle de ton attitude en général. Je t'ai connu meilleur comédien."

Le plus jeune haussa les épaules, peu enclin à la leçon.

"Que je sois aimable ou pas, ça ne changera pas vos plans alors je ne vois pas pourquoi je devrais me forcer."

L'homme le plus âgé s'approcha à son tour du parapet, en s'allumant un cigare.

"Agréable pour ta fiancée. Tu dramatises. Ce mariage ne signifie rien. C'est du business. J'ai épousé Béa pour des raisons similaires et je n'en suis pas mort. On ne te demande pas de rester avec cette fille à vie. Un an ou deux suffiront."

Ce désintérêt clairement affiché, l'allusion à sa belle-mère dans une version de l'histoire qui lui était inconnue et l'ironie de la dernière phrase firent tressaillir le jeune homme qui donna un violent coup de pied dans le parapet pour ne pas que ce soit son poing sur son voisin. Il cria, hors de lui.

"Quo… ? Tire-toi !"

Bon, visiblement, il n’était vraiment pas prêt à entendre raison. L'intrus décida qu'il était plus sage de reculer.

"Rejoins-nous à la table de craps quand tu seras calmé."

Ca, ce n'était pas prêt d'arriver si on en crut le deuxième coup de pied que le jeune homme donna dans le muret alors que le plus âgé retournait à l'intérieur.

Expliquons un peu mieux les faits qui tenaient en peu de mots malgré leur aberration. Simon Fox, l'intrus au cigare, avait décidé quelques semaines auparavant que pour faciliter le rachat d'un très gros concurrent qui posait au Groupe de très gros problèmes que Dray, son fils aîné et le jeune homme à la cigarette, ferait une très bonne transaction, ce gros concurrent ayant une fille à marier. Pour contrer un adverse trop difficile à écraser, faites-en un allié… Et ce raisonnement était tout aussi valable de l'autre côté puisque le Groupe posait autant de très gros problèmes à ce puissant homme. Fin novembre donc,  Simon avait annoncé la couleur au Conseil d'administration. On passe l'énorme dispute que cela créa entre le père et le fils. Mais il fut dit que Dray n'eut pas beaucoup de soutien… A vrai dire, il n'en eut aucun parce que la situation était bien trop problématique. Suite à des complications trop barbantes pour être expliquées, le Groupe était prêt à se faire absorber par ce concurrent moldu, ce qui pouvait poser quelques "légers" problèmes quand votre entreprise était à moitié sorcière. Et Simon ne se gênait pas pour mettre cela sur le dos de son fils, PDG qui avait pris quelques libertés en se mettant plusieurs mois en congé sabbatique en début d'année, en plus de quelques affaires malheureuses. En somme, il était en partie responsable en ayant au mieux manqué de vigilance et de prudence en tant que PDG… Le dossier de Simon, contre lui, était en béton, détaillant ses mauvaises décisions et leurs conséquences. La menace était évidente et malgré les alliances du jeune homme, le Conseil d'Administration était contre lui et derrière leur Vice-président, cette fois, même David. En réalité, tout était une question d'interprétation dans cette histoire et on ne laissa pas le bénéfice du doute au trentenaire, le peu d'alliés qu'il avait recevant sans contexte des pressions (Cox et Faure en l'occurrence obligés de céder, menacés de licenciement sous prétexte d'avoir rompus leur clause de confidentialité… Fox leur avait conseillé de laisser couler… Inutile qu'ils perdent leur boulot…). Ce mariage, et surtout le contrat qui allait avec, était une solution facile, à moindres frais, et apaisait les choses, offrant au Groupe du temps et une nouvelle stratégie pour retourner la situation à son avantage. Il remettait les deux adversaires sur un pied d'égalité par une alliance. Et Dray n'avait pas son mot à dire, étant le seul à être réfractaire (et c'était un euphémisme… ) à l'idée. La jeune femme, belle arriviste, trouvait que l'idée valait qu'on s'y penche. Argent, position sociale, mariée à un play-boy, PDG millionnaire… C'était une situation à laquelle on pouvait s'habituer… Et donc depuis cette annonce, les deux familles multipliaient les rencontres dont certaines étaient même médiatisées, la belle ayant des accointances avec la jet-set anglaise et américaine. Dray, piégé, n'avait pour le moment aucune solution pour se sortir de là… Il se retrouvait fiancé malgré lui… On ne vous dit pas l'ambiance depuis quelques temps, y compris au château... Fox n'était pas le seul à ne pas apprécier la blague surtout que la bande l'avait appris de la presse avant du concerné (on ne se refaisait pas…)…  Et Seiki avait ensuite persuadé l'Américain après une engueulade en bonne et due forme de toutes les parties, de le dire à son compatriote… Il ne pouvait pas lui cacher un truc aussi énorme ! Et Dray était d'accord avec ça, même s'il se sentait super mal face à tout ça et donc n'avait pas envie de s'étaler là-dessus dans un premier temps, surtout pas avec son meilleur ami dont il était raide dingue ! Bonjour le malaise !

Voilà, donc, que le jeune homme essayait de retrouver un semblant de calme et surtout la force de jouer une sinistre comédie. Il était fatigué… Ce début d'année n'avait pas été simple. En plus des affaires courantes, toujours plus nombreuses, dans une ambiance détestable, il multipliait les heures pour tenter de contrer ce plan foireux… Ajoutez à cela une mauvaise grippe dont il était sorti une semaine avant, un temps exécrable très humide et froid depuis plusieurs jours, qui réveillait ses douleurs articulaires, fantômes de son accident de moto qui elles-mêmes perturbaient son sommeil déjà fragile, plus de sport non plus par conséquence, et vous obteniez un New-yorkais surmené. Et le jeune homme n'était pas au bout de ses peines…

Toujours dos aux portes, plusieurs minutes après le départ de Simon, Fox entendit ces dernières s'ouvrir une nouvelle fois. Il crut que son père revenait à l'attaque. Il l'accueillit comme il se devait…

"Je t'ai dit de dégager ! Faut vraiment que j'en vienne à t'en foutre une pour que tu comprennes ?! Ne me pousse pas à bout !"

Parce que cette fois, Simon avait dépassé les bornes ! Et si jusque là, Dray avait réussi à ne pas  franchir la ligne, là, il était prêt à craquer… Sauf que le nouvel intrus n'était pas du tout Simon. Dès que Dray entendit sa voix, il se glaça. Et instinctivement, en se retournant pour lui faire face, il porta sa main sur son flanc droit, sentant une douleur aigue monter en flèche, une douleur qu'il ne connaissait que trop bien mais qu'il n'aurait plus dû ressentir. Ou quand une ancienne blessure vous hantait…

"M. Drake…" fut sa seule réponse, le plus glacialement du monde, même s'il ne pouvait pas empêcher la peur d'affluer en lui. Mais il ne pouvait pas montrer ce qu'il ressentait réellement. Il ne pouvait pas perdre la face devant lui… Il ne se montra guère chaleureux…

"Parfait, ma soirée n'était pas encore assez mauvaise."

Il était bien connu que le sarcasme était une des ses armes les plus affutées…

"Je doute que vous soyez ici pour une discussion de courtoisie. Que me voulez-vous ? Dans un casino moldu en plus ! Quelle blague…"

… et la patience, pas l'une de ses vertus, s'il en avait…


Il y a au moins deux solutions à un problème (dont l'une consiste à payer les bonnes personnes). S'il n'y a pas de solution, il n'y a pas de problème.

Comment faire quand votre perso est supposé maitriser plus ou moins sept langues :

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Stephen Drake
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MessageSujet: Re: Rencontre désagréable...   Lun 9 Oct 2017 - 20:37

Stephen Drake s'ennuyait. Et quand il s'ennuyait… Et bien, il valait mieux pour ceux qui l'entouraient que cela n'arrive pas… Mais fort heureusement, Stephen Drake avait des solutions contre l'ennui. La chasse par exemple. Et quand il n'avait pas de proie à sa convenance, le jeu. Ce fut pour cela qu'il se décida ce vendredi soir à se rendre au Fifty. En habitué du lieu et riche client, il était reçu comme un prince. Ces moldus avaient beaucoup de défauts et étaient faibles mais quand il fallait gagner de l'argent, ils savaient mettre les petits plats dans les grands. Donc après avoir été salué par le directeur et retiré une somme indécente de jetons, Drake s'était installé à la table de roulette, le jeu qui était le moins prévisible, un verre d'excellent bourbon en main.

Ce fut donc confortablement assis, accompagné d'une hôtesse, une brune fade mais pas désagréable à regarder, c'était un détail notable, qu'il vit arriver un drôle de cortège dont il connaissait trop bien deux des membres. Et comme Stephen était homme à lire la presse, il sut très vite identifier le troisième homme et la jeune femme, tout ce beau monde entouré de gardes du corps. Voilà qui était intéressant. Son regard indifférent sembla s'animer un instant. Cette soirée commençait enfin à devenir un peu moins ennuyante parce qu'un détail attira l'observateur qu'il était. Dray Fox se tenait de manière plus qu'évidente en retrait du groupe avec son chien de garde habituel, à deux mètres minimum réglementaires des trois autres et surtout de la blonde peroxydée qui selon les journaux être la future Mme Fox… Une moldue… Scandale dans la presse ultra-sorcière.  Mais vu l'attitude du PDG américain, avec sa tête de croque-mort, si ces deux là étaient ensemble, il voulait bien se faire dévorer par un dragon.

De sa table, Stephen avait un poste d'observation idéal. Et il voyait de plus en plus l'occasion parfaite de s'amuser un peu aux dépends de celui qui depuis quelques années était un désagréable petit caillou dans ses souliers haute-couture. Et quand au bout d'un moment autour des tables de black jack, puis de celles de craps, il vit Fox s'éloigner de tous en douce, y compris de son garde du corps pour se rendre sur une terrasse extérieure, il jugea le moment adéquat.

Mais quand le Canadien voulut rejoindre son adversaire, il entendit les voix des deux Américains. Un fin sourire moqueur passa une seconde sur ses lèvres. Il avait vu juste, c'était un mariage arrangé. Voilà qui était quand même impayable, que ce fort en gueule se retrouve fiancé de force par son père à qui il avait sauvé la mise, il fallait bien le dire. Belle gratitude du pater, soit dit en passant ! Toute cette histoire égayait un peu l'ennui de l'homme d'affaires. Et La conversation qu'il avait l'intention d'avoir avec le petit New-yorkais promettait d'être remuante, vu son état de nerfs… Stephen adorait le sport…

Drake, revenu sur ses pas quand Simon rentra, rejoignit donc sa proie du soir. Bon, ce ne serait qu'une petite discussion sans prétention mais c'était mieux que rien. Il trouverait bien de quoi s'amuser réellement avec lui et prendre sa revanche une prochaine fois de toute façon. Dray Fox n'était pas réputé prudent et très réfléchi, il en savait quelque chose.

Il était temps que Drake se manifeste… L'accueil fut à la hauteur de ses attentes. Il était prêt à mordre, le renard ! Un large sourire très satisfait s'afficha sur les traits du Canadien. Ce serait presque trop facile, tiens, si Fox était aussi prédisposé…

"J'ai entendu que les félicitations étaient de mise, Monsieur Fox… Mais je vous sens tendu. Tsss, quel dommage, c'est toujours délicat quand un souci de famille gâche la noce…" dit-il donc  en guise d'introduction. Le sarcasme de sa voix était évident, Drake ne voyait aucune raison de cacher ce qu'il ressentait, bien au contraire. C'était d'un risible leurs histoires, ça le ferait presque rire ! Décidément, les Fox avaient le don de le sortir de son apathie quelle qu'en soit la raison.

Et la satisfaction se transforma en délectation perverse quand il vit Fox se tendre à l'extrême en se rendant compte qu'il n'était pas celui qu'il croyait et se tenir le flanc, détail d'importance !, en se retournant vivement. Malgré les efforts de son vis-à-vis, il y avait bien une émotion qu'on ne pouvait pas cacher à Stephen Drake, c'était la peur. Il en appréciait bien trop le spectacle pour la laisser passer. Il adorait voir les êtres insignifiants qui l'entouraient craindre et s'effrayer. Fox l'avait laissé sur sa faim lors de leurs précédentes rencontres. Mais là, il semblait bien que sa proie n'ait pas les moyens, la force morale de se dissimuler, ce soir-là. Si le simple fait de l'entendre le tiraillait, alors décidément, le Canadien allait passer une bonne soirée… Mais Stephen devait admettre que décidément l'Américain avait un caractère fort. Il se reprit en effet en quelques secondes et tenta immédiatement de reprendre l'avantage en le renvoyant dans ses buts.

"Vous m'en voyez navré mais je suis au regret de vous décevoir en plus de vous gâcher la soirée. Je ne veux en effet rien de particulier, vous n'avez pas tant d'importance. Quoi qu'en effet, vous ayez aussi raison, la courtoisie ne nous va pas. Disons que… je m'ennuie ! Et j'espérais que vous me divertissiez. " expliqua en premier lieu le personnage qu'était Drake, de son ton altier nonchalant qui le caractérisait habituellement en public. Cette remarque un peu faraude en avait déjà exaspéré ou inquiété plus d'un à la place de Fox. Ce n'était pas comme s'ils étaient des inconnus l'un pour l'autre après tout… Ce que rappela d'ailleurs l'Américain. Drake mit donc les choses au clair…

"Mais ma présence dans un casino moldu ne doit en aucun cas vous troubler. J'ai une affection pour le démon du jeu. Et les moldus ont d'excellents établissements de luxe. Les sorciers se contentent de cercles privés... Cela est d'un plat… Les moldus sont peut-être faibles et très… étroits d'esprit, d'insolentes créatures inconsistantes et très présomptueuses mais on ne peut leur reprocher de voir les choses en grand. Le Fifty est un endroit très raffiné, c'est pour cela que vous et moi en sommes clients…"

De cela, Stephen en était sûr. Il avait eu le temps d'enquêter sur Fox après tout. Il savait à qui il avait affaire depuis le temps. Il s'approcha à son tour du parapet, son verre de bourbon à la main, l'air de rien, semblant simplement apprécier l'air pourtant malsain, glacial et chargé d'humidité. Il essuya d'ailleurs négligemment, une goutte d'eau se perdant sur la manche de son smoking impeccable.

"Je regrette d'ailleurs que vous ayez abandonné votre chaîne de casinos. Des établissements de jeu sorciers haut de gamme, je n'attendais que ça. J'aurai été l'un de vos plus précieux clients. Dommage que votre père ait tenté de dissimuler l'argent qu'il m'a volé dedans…  Enfin, ce n'est que partie remise vous connaissant… Entre flambeurs, on peut bien se le dire. Vous êtes en quête d'adrénaline, comme moi... Je vais vous complimenter, tiens, je me sens proche de vous !" finit par déclarer le gaillard, un fin sourire mielleux aux lèvres, qui pouvait bien passer pour sincère venant d'un autre. Oh il savait pertinemment que Fox ne serait pas dupe, c'était bien cela qui était drôle. S'il y en avait bien un qu'il ne pourrait pas tromper par ses boniments calculés, c'était l'Américain. Et il était vraiment curieux de voir comment l'impulsif renard allait réagir… Après tout, le match était de deux à un en faveur de l'Américain, il était temps que Drake remonte au score.
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Dray Fox
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MessageSujet: Re: Rencontre désagréable...   Lun 9 Oct 2017 - 20:42

Si Drake voulait s'amuser à ses dépends, il allait être déçu. Fox n'était pas idiot et en plus, le Canadien ne prit même pas la peine de cacher ses intentions. Au contraire même, il fut très clair sur ce qu'il avait en tête… Mais on n'en était pas encore tout à fait là.

Dès le départ, Fox avait fait une erreur. Il n'aurait pas dû s'éloigner de Manning, son gardien. Il avait voulu être seul parce qu'il ne supportait plus ce qui l'entourait, il avait eu un besoin urgent d'air mais il s'était découvert. D'abord, cela avait permis à son père de le rejoindre alors que s'il avait averti Bobby, le mercenaire aurait pu faire barrage, cela n'aurait pas été la première fois depuis que cette histoire de mariage était sur le tapis. L'Australien tempérait les choses et avait empêché quelques altercations entre père et fils de sortir des clous. Et pire, par son inconséquence, Dray s'était exposé à un ennemi bien plus dangereux. Un ennemi qui visiblement connaissait parfaitement à qui il avait affaire et voulait s'en amuser…

Fox s'en voulut de se sentir aussi faible face à cet homme. Dès qu'il avait croisé son regard, il avait vu que Drake avait repéré son manège, qu'il n'avait pas été assez vite pour cacher ses réels sentiments. Pendant un instant, le regard vide de ce type s'était allumé et le New-yorkais eut la très désagréable sensation qu'il était devenu un lapin devant un aigle. Ce mec lui foutait littéralement les jetons ! Et ça l'Américain n'avait pas l'habitude… Et il ne savait pas ce qu'il pouvait faire pour surmonter ça, à part son numéro de bravache habituel.

Et la façon de s'introduire de Drake l'encouragea en ce sens parce que son ton moqueur lui donnait des envies de meurtre, là, tout de suite. Déjà qu'il n'acceptait pas être le dindon de la farce quand ça venait de ses proches, surtout à ce sujet, il ne pouvait absolument pas le tolérer venant d'un connard tel que lui. S'il allait le mordre, le renard, que ce pourri se méfie que ce ne soit pas directement à la gorge, parce que ce n'était pas l'envie qui lui manquait. Et il n'en avait rien à foutre de son opinion, on s'en doute…

"Vous savez ce que vous pouvez en foutre de vos félicitations ?" siffla donc Fox, sa fureur relancée par le fait que Drake se fiche ouvertement de sa pomme. Déjà, il ne voulait pas en entendre parler de cette saloperie de mariage, alors comme ça… Il était d'accord avec lui, toutefois, quant à la gratitude de son père (et il allait lui rendre un chien de sa chienne…). Mais qu'un type pareil rit de sa situation, ça le foutait particulièrement de travers. Excepté que s'énerver n'allait donner que des arguments à ce tordu… Comme le fait qu'en effet, point de vue courtoisie, avec ça, il n'était pas au niveau… Il fallait qu'il retrouve un peu de calme sinon il allait forcément perdre. Il n'allait pas lui donner ce plaisir.

Dray aurait été encore plus mal de savoir que Drake le perçait complètement à jour. Était-il vraiment aussi prévisible ? C'était l'horrible sensation qu'il eut quand il entendit son adversaire lui répondre. Sa petite remarque… Le Canadien lui faisait froid dans le dos en plus de l'énerver encore plus. Ce n'était pas ou, c'était et ! Il lui disait clairement qu'il voulait qu'il lui serve de passe-temps ? De lapin et d'aigle on passa à souris et chat. Il était évident que ce n'était pas par sa simple conversation et son humour qu'il voulait être diverti, connaissant ce taré. Le jeune homme déglutit et jeta un coup d'œil aux portes derrière Drake. Aucune chance qu'il les atteigne sans que cela soit traduit comme une fuite évidente. Bobby ne savait pas où il était… Le seul qui le savait c'était son père et Fox se surprit à regretter de ne pas le voir le rejoindre à nouveau. Cela lui aurait au moins donné une excuse valable. Après… Qu'est-ce que ça lui couterait de s'enfuir ? Sa fierté… Et puis, sérieusement, il était ridicule… Drake ne disait rien d'extraordinaire non plus même si le jeune homme savait qu'il avait en face de lui un vrai cinglé imprévisible et aux idées particulièrement tordues… Rien qui ne justifie une réaction aussi primitive. Il fallait vraiment qu'il se reprenne. Le problème était que Dray sentait que là, il n'en était pas capable… Des souvenirs plus désagréables les uns que les autres, tous en relation avec les évènements d'Hyde Park lui revenaient, c'était plus fort que lui. Comme la peur qu'il ressentait, viscérale. Il était impuissant face à tout cela et il détestait ça. Et pour espérer surmonter ce blocage, il fallait sans doute affronter la cause et donc, d'abord lui répondre.

"Je n'ai pas d'importance mais assez pour que vous espériez que je vous tire de votre ennui. Vu ce que je sais de vous, moi, j'appelle ça avoir au contraire beaucoup d'importance… Il est de notoriété presque publique que peu de choses attirent votre attention alors que vous veniez à ma rencontre pour cela, c'est que vous me portez beaucoup plus de crédit que vous ne le dites. Je trouverai cela flatteur venant de quelqu'un d'autre. De votre part, je trouve ça juste flippant et émétique. Mais tout est une question de point de vue… "

Drake n'était pas le seul à avoir mené sa petite enquête. Quand Fox avait su l'identité publique de son ennemi à ce jour le plus dangereux, il avait voulu savoir tout de Stephen Drake. Un homme prévenu en valait deux disait le proverbe. Et comme d'habitude, Maria avait fait un excellent travail.

Quant au reste de son laïus… Sincèrement, au-delà du coté particulièrement exaspérant, Dray ne sut pas quoi en penser. Et il ne fit aucun effort pour le cacher même s'il ne put s'empêcher d'y mettre son grain de sel.

"Les moldus, étroits d'esprits et présomptueux… C'est la justice qui se fout des aurors… Et les Sang-pur qui se croient plus émérites et plus puissants que n'importe qui et les autres, c'est juste de la merde, c'est quoi ? Oh je sais ce que vous allez me répondre, ne vous fatiguez pas. La vérité est quelque chose de très surfait."

Quand Drake approcha, Fox ne put s'empêcher de faire quelques pas de côté pour dire de laisser une distance de sécurité suffisante. Au moins deux bons mètres… Il ne pouvait pas accepter que ce connard l'approche. Et à vrai dire, il voyait là, l'occasion de s'approcher des portes. Tant pis pour sa fierté… Rien ne pouvait justifier qu'il poursuive cette conversation. La douleur qui le tiraillait invariablement le flanc lui rappelait de façon très abrupte de ce que ce type lui avait couté. Et au-delà de la situation même, il y avait dans cette conversation quelque chose qu'il voulait éviter à tout prix. Si Drake pensait qu'il ne le voyait pas venir…

"Ne cherchez pas à entrer dans ma tête. Deux êtres humains aussi opposés soient-ils se trouveront toujours deux, trois points communs en cherchant bien. Tenez, je vous en donne un autre. On s'exècre mutuellement. Et encore un, on a eu un père fantastique qui a fait de nous ce qu'on est devenu. Le vôtre était à ce titre quand même plus nase que le mien quand on voit le résultat. Ou alors vous présentiez une tare naturelle qu'il n'a fait qu'amplifier. Enfin bref, ce n'est pas la question, vous auriez raison. Vous avez fait arrêter le vôtre, je ferai arrêter le mien… On pourrait continuer comme ça toute la soirée. Oh et vous ne pourrez rien faire de cette information contre moi, il est déjà au courant…"

Bon ça, ce n'était pas tout à fait vrai. La vérité, c'était que Dray n'était pas assez con pour sous-estimer son père et supposait que Simon se doutait depuis le temps des manigances et de l'accord de son fils avec le procureur qui voulait sa tête. Mais c'était une nuance que Drake n'était pas obligé de percevoir… Et le fait de mettre le père de son visiteur dans la balance, vu ce qu'il en savait, valait bien ce petit risque. Même s'il était dingue de le provoquer… Ouais mais s'il ne le cherchait pas, s'il ne tentait pas de passer outre sa peur et la laisser l'étouffer, alors il perdait forcément. Et il n'avait que ça comme arme, la provocation alors il faisait avec ce qu'il avait…

"Sur ce, excusez-moi, mais il parait qu'on m'attend à la table de craps. Et vous comprendrez que je ne tienne pas plus que ça à essayer de comprendre vos contradictions et ce qui vous passe par la tête. "

C'était un sociopathe complètement siphonné, c'est tout ce que Dray avait besoin de savoir et savait déjà. Donc, le jeune homme éteignit sa cigarette sur un cendrier posé sur une table de la terrasse dans l'intention évidente de rentrer. Il préférait encore se taper sa fiancée, son beau-père et son paternel plutôt que supporter la discours et la présence-même de Drake… Pour dire…


Il y a au moins deux solutions à un problème (dont l'une consiste à payer les bonnes personnes). S'il n'y a pas de solution, il n'y a pas de problème.

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Stephen Drake
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MessageSujet: Re: Rencontre désagréable...   Dim 5 Nov 2017 - 22:01

C'était Fox qui se trompait. Quoi qu'il se passe, Drake serait gagnant en l'occurrence. Il suffisait de voir comment l'Américain réagit en l'entendant… Ce dernier était trop entier pour ne pas lui offrir d'autres réactions aussi intéressantes. Fox devait comprendre que le Canadien n'attendait rien en particulier et par conséquent, obtiendrait forcément ce qu'il voulait.

Drake reconnut que voir le New-yorkais manquer à ce point de prudence n'était pas quelque chose qu'il avait prévu. Bon, il était vrai que Fox, de son côté, ne devait pas s'être attendu à le croiser en territoire moldu vu l'homme pour qui il travaillait. Mais tout de même, depuis les évènements d'Hyde Park, le PDG du Groupe Fox était intouchable, son service de sécurité était efficace, Stephen avait étudié la question. Et voilà que l'Américain commettait une bévue pareille ? Fox sous-estimait à nouveau la situation. Il fallait peut-être la lui rappeler…

Et pour ce faire, il fallait entamer la conversation. Et si le Canadien supposait que l'Américain était un peu sur les nerfs, il en eut une confirmation on ne peut plus claire puisque ce dernier l'envoya proprement balader. Cela parvient à tirer un ricanement à Stephen.

"Quel répondant ! Vous devez faire un amant remarquable. Dommage que ce soit exactement ce que j'attendais. Je suis sûr que vous pouvez faire mieux."

Ce genre de remarques n'allait certainement pas calmer son vis-à-vis, mais c'était bien ce que Drake ne voulait pas donc c'était adéquat. Le connard pourri ne voyait absolument pas d'inconvénient à ce que ça tourne au pugilat. Ce qu'il venait de répondre le prouvait bien. Mais Fox visait bien haut s'il pensait qu'il réussirait à l'atteindre à la gorge… A peine le mollet, soyons sérieux…

“Mais pour répondre à votre question, j’en ai une petite idée. Le problème est que je ne suis pas adepte de cette pratique. Je préfère nettement en user sur les autres que sur moi-même.” conclut finalement notre étrange expatrié, totalement indifférent, en prenant une cigarette d’un étui hors de prix.

“Permettez que je vous accompagne.” se permit-il même d’ajouter comme s’il n’avait pas du tout dit quelque chose d’aberrant.  

Quand on avait le caractère de Stephen Drake, peu de choses vous limitaient. Et ce genre de réparties, inattendues et dissonantes à plus d’un titre, avaient l’avantage de déstabiliser la plupart des gens, qui, eux avaient une morale qui leur soufflait de rester dans les clous. Et notre homme appréciait leurs réactions face à ses provocations.

Voir Fox essayer de rattraper ses envolées impétueuses après sa tentative d’opposition était aussi récréatif que de le voir s’énerver de ses taquineries. Quand même, Drake n’avait pas imaginé que l’Américain était aussi soupe au lait. Mais après tout, cela allait avec son caractère combatif, sans doute. Mais que Fox se rassure, il était peut-être trop expressif pour son propre bien, Stephen devinait donc l’enchaînement de ses émotions, et donc les réponses adéquates pour le faire réagir mais l’homme, et c’était le plus important et ce qui le rendait intéressant à ses yeux, n’était pas prévisible sur ses actes, sinon il n’aurait pas réussi à le surprendre par deux fois.

Par contre, Fox faisait une erreur en donnant à sa venue plus de corps qu’elle n’en avait, quoi que Drake fut flatté de la peur qu’il lui inspirait, son coup d’oeil vers la porte-fenêtre ne lui ayant pas échappé. Il appréciait particulièrement cet instant où l’animal farouche et apeuré tentait de trouver un moyen de fuite. Concernant Dray Fox, cela lui rappelait de très bons souvenirs, à lui. Comme quoi, tout était relatif, pas à dire. Mais il arrivait à Stephen de baguenauder. Et sa venue sur cette terrasse n’était rien d’autre que cela, parole d’homme. Bon certes, c’était davantage pour le voir en position désagréable et mal à l’aise que pour son humour, ça, le Canadien le reconnaissait. Mais il n’attendait rien de plus. Il n’avait rien prévu d’autre que ce petit jeu de dialectique, leur rencontre étant fortuite. Pour une réelle partie de chasse, le chat préférait provoquer l’occasion et piéger la souris…

Un sourire intéressé passa sur les lèvres du Canadien quand l’Américain le contredit et montra encore une fois ses capacités en matière d’insolence. La réplique ne tarda pas à fuser, d’un ton tout à fait posé, et même satisfait.

“J’admets que mon attention est capricieuse et mon ennui encore plus. Et pour les satisfaire, je suis prêt à n’importe quoi, même des choses insignifiantes. Mais vu l’effet que je vous fais, c’est vous qui me flattez.”

Alors comme ça, Fox avait enquêté sur le compte de Stephen Drake ? L’homme savait parfaitement quelle valeur avait ce “presque publique” et son caractère n’était pas à ce point sujet à conversations de toute façon. Ce fait ne le surprenait pas. Le contraire aurait été décevant de sa part. Mais décidément, l’Américain avait un excellent service de renseignements… Il aurait été intéressant de s’y pencher...

Par contre, le sourire de Drake s’élargit nettement, ouvertement cynique en entendant son interlocuteur opposer son idéologie normalement divergente. Et il eut un grand plaisir à jeter le trouble, d’un ton aussi désabusé que suffisant.

“Oh mais détrompez-vous, je n’ai jamais dit que les Sang-pur ne l’étaient pas aussi. La nature humaine est ainsi faite. Même ceux qui se targuent de sainteté, comme vous par exemple, se verront confrontés à ces défauts. Il suffit de trouver le bon angle de vue. Ne le pensez-vous pas des mangemorts ? Ne vous croyez pas plus émérite qu’eux, vous, le défenseur de la cause moldue et ne présentez vous pas une exaspérante audace comme si rien ne pouvait vous abattre ? Ceci dit, je note que vous n’avez émis aucun argument contre les critères de faibles et inconsistants, doit-on en déduire que… “

Stephen laissa négligemment traîner sa voix, insinuant par là, une suite évidente. Vous aussi, vous le pensez ? Décidément, il avait bien fait de venir rejoindre son adversaire. La table de roulette ne l’aurait pas autant amusé ! Et alors qu’il continuait à le piquer, le sourire de Drake ne se fana pas quand Fox s’éloigna de lui aussitôt qu’il tenta une approche. L’Américain le craignait vraiment et c’était très satisfaisant.

Mais tout d’un coup, la suffisance de Drake s’évanouit avec son sourire. A la place, en un revirement d’un instant, une froide dangerosité apparut à la place. Cette fois, Fox l’avait eu. En un mot.

“Justement, je ne vous excuse pas. Vous allez rester ici parce que nous n’avons pas fini notre passionnante conversation.”

La porte-fenêtre se verrouilla devant l’Américain, le Canadien, sa baguette sortie d’on ne savait où fermement dans la main. En effet, Fox avait fait une grave erreur en choisissant cette voie et en lui tournant impudemment le dos. Le jeune homme fut retourné et cruellement plaqué contre la porte, au point que quelques vitres se brisèrent.

“Je ne présente aucune tare, Monsieur Fox ! Et mon père est mort dans l’incendie du domaine familial à Toronto.” dit-il d’abord d’une voix soudain sourde et bien trop basse pour la sécurité du PDG qui se retrouva immobilisé et privé de parole.

“Et je me fiche de vos histoires de famille comme d’une guigne.” ajouta-il avec mépris en se rapprochant de sa proie.

“Par contre, je constate que malgré une certaine assurance lors de nos rencontres et votre service de renseignements très efficace, vous ne savez toujours pas qui je suis. Je vais devoir y palier une fois pour toutes.”

Arrivé à hauteur du trentenaire, si proche que les vestes de leurs smokings se touchaient, il n’était plus resté à Drake qu’à lui murmurer implacablement sa propre façon de penser.

“Vous avez fait une grave erreur en vous éloignant de votre chien de garde ! Stupide petit garçon présomptueux ! Je peux vous tuer immédiatement si ça me chante. Mais j’ai un projet beaucoup plus divertissant. Je m’occuperai personnellement de vos proches en prenant grand soin à ce que vous ayez votre rôle à jouer. Et j’admirerai votre auto-destruction. Vous allez alors me rappeler que nous avons un accord. Permettez-moi de clarifier ce qui vous a échappé. Priez, Monsieur Fox. Priez pour que la guerre soit sans fin ou simplement que mon employeur m’apporte toujours autant de satisfaction car l’un ou l’autre entraînera de facto la fin de ce contrat. Et d’abord se finira ce qui a été commencé. Et soyez certain que je ne ferai pas la même erreur. Votre sacrifice ne sera pas une option.”

Voilà qui devait sans doute être plus clair, n’est ce pas ? Et ce ne fut pas Fox qui quitta les lieux mais bien Drake. Il dégagea le passage en envoyant son adversaire traverser la terrasse d’un mouvement altier du bras et retourna dans le casino d’un pas moins tranquille qu’à son arrivée, son pas brisant un peu plus le verre. Ce petit con avait le don de l’agacer… Ce qui n’était pas une mauvaise chose. Au moins il ne s’ennuyait plus.
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Dray Fox
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Compétence: Niveau 8
Particularité: PDG de la Fox
Baguette: 33 cm, bois de prunellier (manche), bois de Lierre (corps), dard de Billywig et poil de Nundu (Une baguette de barj à l’image de son propriétaire... XD)

MessageSujet: Re: Rencontre désagréable...   Dim 19 Nov 2017 - 21:23

En effet, là était l’un de ses principaux problèmes justement, Dray ne comprenait pas Drake. Ce type lui était complètement insoluble. Et vu le contentieux qu’il y avait entre eux, il ne cherchait pas à trouver la moindre explication…Là où par contre, l’Américain était d’accord avec le Canadien, c’était à propos de son propre caractère. Dray était trop entier, on était bien d’accord. Qu’importe le trait de caractère en jeu, il se donnait entièrement et sans détour. Son impulsivité, sa colère, son intégrité, son côté secret, son amour, son entêtement, son anxiété… Rien n’était dans la demi-mesure avec lui. Pour ça qu’il était bordeline et drogué abstinent... Et encore, il avait fait des progrès au fil des ans. Mais le jeune homme était parfaitement conscient que c’était un de ses points faibles et que cela lui causait plus d’un ennui, pas besoin de ce cinglé pour ça….

La preuve en était, il s’était volontairement séparé de son garde du corps. Sur ce coup-là, il avait vraiment déconné. Oh il n’avait pas sous-estimé la situation, c’était pire, il l’avait complètement éclipsée, à cause des dernières semaines. Le surmenage et la colère lui faisaient perdre de vue toute prudence et il négligeait souvent ses besoins de base, du sommeil jusqu’à sa sécurité. Faisait-il trop confiance à ce contrat pour lequel il s’était battu afin de sécuriser les siens ? Il n’y pensait à vrai dire même plus vraiment, en tout cas en ce qui le concernait. Il avait juste eu besoin d’air, c’était bête. Il avait réellement été stupide...

La répartie de Drake à leur prise de contact laissa Fox muet, ce qui était plutôt rare. Il ne s’était pas du tout attendu à une telle provocation de la part de cet homme-là, son temps d’arrêt net le montrait bien. Le New-yorkais finit toutefois par ouvertement grimacer de dégoût alors qu’il reportait sa cigarette à ses lèvres. L’insinuation de son adversaire avait fait son effet, et il avait bien besoin de de nicotine pour tenter de se débarrasser du sentiment d’écœurement qu’elle avait fait naître. Voilà bien le problème quand on avait de l’imagination… Penser que ce connard taré s’intéresse ne serait-ce que de loin à sa vie sexuelle et lui expose la sienne si cela ne suffisait pas, lui faisait un sale effet et pour le coup, au lieu de faire mieux comme il lui avait été demandé, Fox ne fit rien du tout. Le trentenaire n’avait absolument pas envie de répliquer quoi que ce soit. La sensation de danger flottait trop dans l’air et la direction choisie par le Canadien ne l’enchantait pas du tout, c’était évident. Cet homme avait le don de l’attendre au tournant et de faire mouche. Depuis qu’ils avaient été directement face à face pour la première fois, Dray perdait ses moyens face à lui, c’était effrayant. Cette rencontre avait marqué son esprit au fer... Stephen Drake était à ses yeux effrayant à plus d’un titre…

Et là, ce fut Fox qui détrompa Drake. La remarque avait fait son effet et, contrairement aux suppositions de ce dernier, calma l’Américain, comme les douches froides qu’il recevait enfant. Il se rendit compte qu’il devait au contraire ne pas laisser ses élans naturels l’emportaient face à cet homme-là, parce qu’il ne gagnerait rien, bien au contraire. Le Canadien n’avait pas du tout un caractère à réagir à ses colères. Au contraire, ces remarques déplacées montraient bien que cet homme étrange ne demandait que ça et trouvait ça désopilant. Le New-yorker pouvait en effet bien lui offrir des balles supplémentaires, dans son emportement, il en avait douloureusement conscience.  

Alors Dray se força à appliquer les conseils de Vaughn en matière de jeu de scène pour cadenasser, si ce n’était ses émotions, au moins leurs expressions… Ça aussi, le jeune homme savait qu’il était trop expressif quand il ne faisait pas attention. Vaughn avait rapidement mis le doigt sur ce problème quand le New-yorkais s’était mis en tête de vouloir apprendre de lui l’art de jouer en scène, après l’avoir vu sur les planches la première fois.

Il lui fallait ravaler tout ce que cet homme lui inspirait, en premier lieu son dégoût et sa peur.

“Que je ne permette pas changera-t-il quelque chose ?” remarqua froidement le New-yorkais qui ne s’autorisa donc plus que le sarcasme et bien sûr ne releva pas l’énormité de son interlocuteur. Non parce que sérieux, la surprise passée et ses émotions contrôlées, vu leur capacité de répartie à tous les deux, ils allaient partir dans des trucs… Fox était décidé à s’épargner ce supplice. Il ne dormait déjà plus qu’une vingtaine d’heures par semaine, parce qu’il avait trop de choses à faire et à penser, et pas bien, ses cauchemars ne l’épargnaient plus depuis l’annonce du mariage, alors on n’allait pas aggraver la tendance en les alimentant.

Malgré ses bonnes résolutions de ne plus filtrer ce qu’il ressentait, Dray n’avait pas pû s’empêcher de chercher une seconde du regard la porte fenêtre, son seul sésame pour échapper tant à l’homme qu’à la conversation en elle-même. Pour être honnête, il se fichait bien de connaître les réelles raisons de la venue à lui de Drake. Il aurait préféré que l’idée ne lui vienne pas, tant qu’à faire. Et entre nous, la parole du Canadien ne valait pas grand-chose aux yeux de l’Américain.

En tout cas, le ténébreux pouvait être pleinement satisfait, son interlocuteur était très mal à l’aise, pour ça, il avait parfaitement atteint son but. Et Fox savait que malgré ses piètres tentatives, il était incapable de le lui dissimuler, parce que Stephen Drake avait malheureusement trop d’emprise sur lui. La marque au fer blanc avait laissé autant de peur que de douleur, physique et psychologique. Et Dray, comme à son habitude, n’avait rien fait pour se soigner. Savait-il seulement qu’il avait un problème ? Oui. Leur deuxième rencontre avait sonné l’alarme. Dray était un terrible anxieux. Il était sujet aux cauchemars et il avait trouvé un refuge dans la drogue à cause de ça. Mais paradoxalement, il était très peu sujet aux crises d’angoisse. Or, c’était exactement ce que le New-yorkais avait fait ce jour-là et il avait fallu l’intervention de son père pour le remettre sur les rails (à sa façon soit, mais n’empêche qu’il avait réussi à le calmer très rapidement et fort heureusement, vu leur position.) Et Dray, parmi ses quelques qualités, était lucide. Il savait mettre en relation les faits. Mais face au problème qu’il avait identifié, le jeune homme n’avait fait qu’une chose. Comme à son habitude, il avait compartimenté et enterré très profondément le dit problème et n’avait absolument pas demandé d’aide. Il n’avait même dit à personne ce qui s’était passé. Son père avait oublié. Et Bobby, témoin de l’incident, ne lui en avait pas parlé.  

Sauf que voilà, s’il avait été moins surpris par cette troisième rencontre, les symptômes n’en étaient pas moins là, même si leur violence était moindre. D’abord, Dray avait mal, à l’endroit même où il avait été blessé à Hyde Park. La douleur était psychosomatique, mais quelle différence ? Elle n’était pas aussi fulgurante que la première fois, mais elle n’en était pas moins bien appuyée. Et puis, il sentait la raideur peu à peu s’installer dans ses muscles. Il se crispait malgré lui, trop, beaucoup trop. Et il se savait capable de se tétaniser réellement. C’était d’ailleurs ce qui se passait quand il était complètement épuisé. Il était sûr qu’il en aurait des courbatures le lendemain et surtout, dans l’immédiat, ses réflexes et sa vitesse d’action en pâtissaient, c’était évident. Et face à Stephen Drake, ça, c’était très mauvais. Alors Dray tentait de se détendre, sa manière de chercher le relâchement dans ses épaules ou son poing qu’il ouvrait régulièrement pour tendre la main au maximum étaient les témoins silencieux de son malaise. Enfin, et cela ne calmait pas son angoisse, il sentait que sa respiration s’opressait et qu’il perdrait le contrôle, s’il se laissait aller à la peur sourde qui tentait de s’imposer de plus en plus, les minutes passant, et qui lui tordait les entrailles depuis qu’il avait vu l’homme derrière lui...

La souris était bel et bien prise sous la patte du chat. Pour le moment, Fox gérait son malaise. Il était un grand garçon qui ne se laissait démonter que par peu de choses, par les couilles de Merlin ! Et Stephen Drake n’était qu’un mortel qui pissait et déféquait comme tout le monde ! Alors on arrête les chouineries et on garde la tête haute, c’était le minimum ! Et on essaie rapidement de sortir de là...

Sauf que voilà, Drake n’était pas n’importe qui et il devait être aussi observateur que lui l’était. Fox le comprit quand son interlocuteur lui retourna la “flatterie”. L’homme voyait parfaitement, malgré ses efforts pour le dissimuler et le renard était doué, qu’il avait peur. Le jeu était faussé quoi que tente l’Américain… Et là encore, aucune répartie ne vint contredire le personnage. Fox ne sut tout bonnement pas quoi dire pour le contrer. Et puis, il ne chercha rien ! Il avait aussi saisi que plus il alimenterait la conversation et plus elle durerait, vu l’animal… Pour échapper à certains prédateurs, il était bon de savoir faire le mort...

Que Drake ne se penche pas trop en direction de Maria par contre ! Elle aussi était une des proches qui étaient protégés par leur accord de non agression. Il n’y avait donc rien à chercher.

Et alors qu’un débat semblait s’engager entre les deux hommes, Fox ne s’attendit pas à entendre de la bouche de son adversaire un tel discours et encore moins à recevoir une leçon de philosophie ni plus, ni moins. Décidément, Drake était surprenant. Déjà, il avait raison dans l’ensemble (mais qu’est-ce qu’ils avaient tous à dire qu’il se prenait pour un saint ? Fox était pourtant le premier à penser et dire qu’il ne valait pas grand chose), Dray dut encaisser ce constat. Et ensuite, n’insinuait-il pas qu’en réalité, il ne partageait aucunement l’idéologie de ses collègues et employeur ? Oh, pas parce qu’il partageait les siennes, mais bien parce que cet homme ne semblait avoir en fait aucune échelle de valeurs et aucune conviction quelles qu’elles fussent. Il était en fait complètement détaché de ce qui l’entourait… Ce qui voulait aussi dire qu’il faisait ce qu’il faisait, (et Merlin ! Dray savait de quoi il était capable !), pour ses simples intérêts ou pire, et c’était bien ce qui causait autant de troubles chez Fox, pour... rien . Et cette idée n’arrangeait pas les problèmes du jeune homme… C’était complètement ahurissant !  Et monstrueux...

“Tsss, je ne faisais référence qu’aux arguments dignes d’intérêt.” répondit aussi traînant et même méprisant, l’Américain, expirant négligemment la fumée de sa cigarette, les yeux sur le ciel, comme si, finalement Drake venait de dire quelque chose de très ennuyant au bout du compte. Mais tout de même, il lui faisait froid dans le dos…

Mais tout d’un coup, Fox vit dans cette conversation invraisemblable, le moyen de tacler à son tour le financier, juste lui montrer qu’il n’était pas le seul capable de jouer à ce petit jeu, et que si Drake pensait le connaître et être capable de l’analyser, l’inverse était aussi possible. Mais Dray s’aperçut immédiatement qu’il aurait dû fermer pour de bon sa grande gueule au lieu de tenter de faire le malin une dernière fois…

A peine la main sur la clenche qu’il vit du coin de l’oeil le sortilège silencieux frapper la chambranle de la porte et la verrouiller, la voix de Drake, glaciale et fieilleuse, claquant dans son dos. Mais il n’eut pas le temps de réfléchir à cette nouvelle donnée. Le choc contre la porte-fenêtre fut violent et particulièrement douloureux. Un grognement de souffrance serait bien passé entre les dents serrées de l’Américain, si un stupéfix ne le figeait pas. Ça, Fox ne l’avait pas vu venir et il tenait une information qu’il n’avait pas. En duel, il ne faisait clairement pas le poids contre cet homme-là. Sa rapidité d’exécution était remarquable alors qu’aucune formule n’avait franchi ses lèvres. Le New-yorkais ne savait même pas comment le Canadien avait dégaîné aussi rapidement. Décidément il accumulait les conneries, ce soir. Provoquer et tourner le dos à ce cinglé, quel abruti ! Et là, il était complètement à sa merci. Drake pouvait faire n’importe quoi de lui, il était incapable de se défendre ou d’être défendu. Le tuer ne poserait aucun problème à l’homme. Le barrage que Dray s’imposait depuis l’entrée de Drake céda et sa peur se fit galopante. Et là le Canadien était beaucoup trop près !

Mais quand le financier lui asséna sa vérité, Fox comprit que sa mauvaise posture n’était pas le pire… Chaque mot murmuré s’incrusta en lui et lui tira des frissons de répulsion. D’abord, il se rendit compte qu’il avait fait mouche avec cette histoire de tare et en mettant le père de son ennemi sur le tapis. Apparemment, pour certains sujets, l’Américain n’était pas le seul à être soupe au lait… Mais Dray comprit pleinement la gravité de sa faute en entendant la suite, le plus important. Il écarquilla les yeux, horrifié et il se rendit compte qu’il s’était fourvoyé en pensant les siens en sécurité. Drake n’avait aucun maître et se fichait de la politique et de la guerre. Ce n’était qu’un moyen de nourrir la bête qu’était sa folie. Lui, avec cet accord, n’avait que retardé l’échéance. Que Voldemort gagne ou perde et il perdait son moyen de pression. Rien ne retiendrait plus ce cinglé à reprendre là où ils s’étaient arrêtés. Pire, il suffirait que la bête se lasse, simplement, et la loyauté de l’homme ne serait plus qu’un souvenir... Lui qui pensait être parvenu à une défense en béton, cet accord ne tenait à rien en réalité. Et Vaughn et Dorian seraient les premiers à payer pour son orgueil. Et après ce serait les autres. Et à chaque fois, Drake ferait en sorte que ce soit de sa faute. En tentant de réparer les torts de son père et en résistant comme il l’avait fait, Fox les avait condamnés.

Mais l’Américain ne put analyser plus longtemps ce que son adversaire avait déclaré. Drake l’envoya purement valdinguer dans le décor d’un geste. Dray percuta lourdement une table et des chaises d’extérieur avant de s’écraser sur le sol, à plusieurs mètres de la porte. Putain, cet enfoiré n’y avait pas été de main morte ! Sonné, il entendit dans le brouillard, un bruit assourdi, son adversaire sortir. A nouveau libre de ses mouvements, haletant, Dray tenta de se redresser pour se relever en déglutissant mais il échoua. Il tremblait trop et son corps crispé refusait d’obéir normalement. Mais sa condition n’était pas ce qui occupait son esprit. Qu’est-ce qu’il avait fait, bon dieu ?!

Dans le casino, un sorcier s’inquiétait depuis plusieurs minutes. Bobby enrageait même ! Son patron allait le rendre dingue ! Il lui avait suffi de quoi ? Dix secondes ? Le temps qu’il communique ses instructions à ses hommes à l’extérieur et son employeur s’était fait la belle ! Protéger Dray Fox était une attention de tous les instants, parce qu’il était incapable d’obéir et de rester en place ! Et le chercher dans l’établissement prendrait trop de temps. Et si cela ne suffisait pas, Fox senior avait disparu aussi… A coup sûr, ils étaient ensemble… Mais alors que Manning réfléchissait à ses options, en prenant en compte qu’ils étaient au milieu des moldus, quelque chose le fit frémir d’angoisse. Son alerte mentale s’était enclenchée. Dray était en danger… Tant pis pour les moldus. Bobby s’apprêta à trouver un coin relativement désert pour lancer un sortilège de localisation, c’est à dire les toilettes, quand à la porte, il tomba sur Simon qui en sortait. Il ne s’encombra pas de délicatesse, il arrêta vertement le sexagénaire, une main fermement sur son torse.

“Dray est en danger ! Où est-il ?”

Simon allait remettre l’Australien à sa place, mais sa question le coupa tout net dans son élan. Il se raidit immédiatement, une inquiétude bien trop vive à son goût aux tripes. La voix tranchante de son vis-à-vis était suffisamment saisissante pour qu’il réagisse sérieusement.

“Venez !”  dit-il simplement au garde du corps de son fils en sortant sa propre baguette. Il ne fallut qu’un court moment pour qu’ils soient sur place et trouvent le jeune homme encore à terre au milieu des restes du mobilier renversé, à essayer une deuxième fois de se relever. La porte-fenêtre aux carreaux brisés, les morceaux de verre éparpillés à l’entrée étaient des faisceaux supplémentaires de preuve de l’agression.

“Dray !”

Etonnamment, l’exclamation venait de Simon. Immédiatement, les deux hommes furent aux côtés du trentenaire. Bobby tenta de l’aider à se relever, mais il comprit rapidement le problème. Dray hyperventilait et tremblait comme jamais, le corps bien trop contracturé. S’il avait réussi à éloigner la crise d’angoisse durant l’entretien avec Drake, il se la prenait maintenant de plein fouet. Bobby plaça une main dans le dos de son protégé et une autre autour de ses épaules pour le redresser. Il se rendit compte que pour le moment, le jeune homme tenait du poids mort. Mais une sensation chaude et poisseuse le dérangea aussi, alors même que Fox tressaillit. Manning enleva sa main et ne put que constater le sang et l’accroc sur le tissu. Mais la blessure n’était pas grave. Il décala juste sa main, la laissant parcourir le dos du New-yorkais, et le prit plus fermement contre lui pour tenter de le calmer.

“Ca va aller, Dray, vous êtes en sécurité, maintenant. Respirez lentement, essayez de vous caler sur moi.”

Qu’est-ce qui avait bien pu se passer ? Fox était une tête brûlée, il lui en fallait beaucoup pour paniquer, alors qu’est-ce qui avait bien pu le mettre dans cet état ? Et le garde du corps n’était pas le seul à se poser la question. Simon aussi s’agenouilla auprès de son fils quand il vit le sang sur la main de Manning. Il avait laissé Dray furieux, à balancer des coups de pied dans le parapet à peine dix minutes avant, il le retrouvait en pleine crise d’angoisse, blessé, à côté d’une table et de chaises renversées, incapable de se relever. Alors il posa légitimement la question en posant une main sur la jambe de son fils.

“Qu’est-ce qui s’est passé ? “

Dray tressaillit à nouveau au contact mais pas à cause de la douleur, même s’il était bon pour plusieurs bleus. Il ne supporta pas ce contact avec son père et replia compulsivement pour y échapper, avec un hoquet. La réponse resterait sous silence. Manning y veilla. Il remarqua la fuite de son protégé. Et le garde du corps de Simon entra lui aussi dans la place.

“Ce n’est pas le moment. John, réparez les dégâts et ramenez Fox Senior auprès de ses invités. On arrête le show, je ramène votre fils chez lui.”  répliqua sèchement le chef d’équipe au sexagénaire qui ne trouva rien à redire pour le coup.

Il lui semblait qu’éloigner Simon était essentiel pour qu’il réussisse à calmer Dray. Et pour cause ! Ils n’en seraient pas là si son père n’avait pas déconné ! Et cette réalité, où s’ajoutait le mariage, la colère qui en découlait, à l’instant, ne faisaient qu’amplifier l’anxiété du New-yorkais, on s’en doute.

Peu à peu, se sentant sécurisé contre Bobby, ses bras refermés sur lui, Dray reprit le contrôle. Il avait fallu quelques minutes et de la patience de la part du mercenaire qui dût chercher les bons mots. Ce dernier finit par savoir le fin mot de l’histoire, plus tard, quand, au QG des mercenaires (pas question de se faire surprendre dans cet état au Refuge ou à Poudlard), le médicomage de l’équipe soigna la coupure, petite heureusement, et les contusions de leur employeur.

“Il n’y aura qu’un moyen d’en finir.”  remarqua prosaïquement Manning en servant un verre de whisky bien tassé à Fox qui continuait à montrer des mouvements compulsifs et répétés de sa jambe ou de ses doigts, laissant la bouteille sur la table, quand il eut fini ses explications et le toubib, ses soins.

“Je sais… Et ça me donne envie de vomir. En attendant, je veux qu’on triple leur protection.”

“Pas de problème, tant que vous payez. Toujours sans qu’ils s’en rendent compte, ça, c’est autre chose.”

Dray haussa les épaules en buvant la moitié de son verre d’une traite.

“Ca aussi, je sais… Mais essayez.”

Manning se contenta d’acquiescer, rassurant avant de se montrer plus ferme. Et debout alors que Fox était assis au bord d’un fauteuil, l’effet était saisissant.

“J’espère en tout cas, que ça vous serve de leçon, sale gosse ! Ne vous éloignez plus ! On ne peut pas vous protéger si on ne sait pas où vous êtes fourré !”  

Dray but la deuxième moitié de son verre et se resservit aussi sec.

“Je ne suis pas prêt de l’oublier…”

En le voyant faire, Bobby s’adouçit. Pas à dire, le gamin avait une sale mine. Et l’alcool n’était pas le meilleur plan vu son état de fatigue.

“Allez, je vous ramène chez vous. Vous devez vous reposer.”

Dray lui lança un regard las et fataliste.

“Vous me ramenez à la Tour. Je dois encore travailler et je serai incapable de fermer l’oeil. Autant que ça serve.”

Manning soupira, agacé. Autant faire entendre raison à un mur…

“Très bien, c’est vous le patron… Mais vous avez intérêt à jouer du fond de teint parce que vous avez une tête horrible.”

“Je suis passé maître en la matière…” souligna, amer, le dit patron, en reposant son verre déjà vidé. Il se leva, grimaçant sous la douleur de ses courbatures et enfila une chemise propre, trop grande pour que ce soit l’une des siennes.

“Bobby… Merci… Pour m’avoir calmé tout à l’heure… Et pour la chemise.”  

Le mercenaire sourit, amusé qu’il souligne ce détail.

“Je vous en prie. Par contre, que je sache à quoi m’attendre à l’avenir, les crises d’angoisse, c’est régulier ?”  

Fox baissa le museau, honteux.

“Non. Visiblement, c’est réservé à Drake… Mais...”

La suite ne vint pas. Bobby pencha la tête, intrigué. Quelque chose tracassait le trentenaire mais comme d’habitude, il le retenait, c’était évident quand on le voyait se mordre les lèvres.

“Mais ?”

“Mais j’en sais rien... Peut-être que j’atteins simplement mes limites...“

Manning comprenait ce que voulait dire son protégé. Il traversait beaucoup d’orages, plus que son compte. Il se permit de le jauger en homme d’expérience.

“Hum… J’en doute. Depuis le temps que je suis votre ombre, je ne vous vois pas à bout de résistance. Je crois surtout que vous cachez depuis un bout de temps plusieurs fêlures et ce gars vous terrorise. A juste titre, il a failli vous faire tuer, et faire tuer votre frère et votre meilleur ami. Mais donc, j’ai l’impression qu’il cristallise ce que vous avez étouffé…”

Dray ne releva pas la tête à ses explications mais son regard se fit plus vague. Le mot était juste, il était terrorisé. Et le reste de l’analyse de son garde du corps était sans doute exact. Mais ce n’était pas le genre de Fox de s’arrêter là-dessus… On ne changeait pas comme ça sa manière de fonctionner. La question était comment se passerait leur prochaine rencontre… A cette idée, une bouffée d’angoisse le reprit immédiatement à la gorge.

“Qu’allez vous dire à votre père ?”

Manning coupa le fil des pensées de Dray et c’était heureux, quoi que le sujet ne l’était pas.

“Rien. Il n’a pas à savoir. Allons-y.”

Fox coupa court à la conversation en enfilant sa veste et en se dirigeant vers la sortie. Bobby comprit le message et lui emboita le pas. Mais ne rien expliquer à Simon allait faire des étincelles.

“Il était inquiet, vous savez, sur la terrasse, alors il ne va pas aimer être mis sur la touche.”  

Dray ricana méchamment.

“Alors ça, j’en ai rien à foutre. S’il n’avait pas tenté d’arnaquer Drake, rien ne serait arrivé et je ne me demanderais pas comment arrêter tout ça.”

Ils savaient tous les deux ce qui devait arriver pour que tout s’arrête, comme disait le New-yorkais. L’air de rien, Manning ramena ce sujet particulier sur le tapis alors qu’ils passaient la porte.

“On le fera pour vous, vous savez.”

Fox s’arrêta net et baissa la tête, incapable d’avaler sa salive et au contraire, nauséeux. Bobby éclata de rire et lui passa une main dans les cheveux.

“Quelle tête ! Allez, ne soyez pas si vertueux ! C’est nous qui aurions les mains sales.”

Dray se dégagea immédiatement de cette marque de tendresse et redressa la tête, piqué au vif. Les mots de Manning lui rappelaient bien trop ceux de Drake.

“J’ai engagé une protection, pas des tueurs à gages. Et je ne suis pas un saint !”  rétorqua-t-il aigrement. Bobby sourit malicieux.

“Erreur, vous avez engagé des mercenaires. Et j’ai dit vertueux, pas saint.”

Et décidé à plaisanter un peu (encore que…), l’Australien se rapprocha pour se pencher et lui susurra, chaleureux.

“On ne peut pas pervertir un saint et je n’ai pas abandonné l’idée de vous convaincre.”  

Fox sursauta, surpris de cette soudaine hardiesse. Il voulut se montrer sévère mais son sourire voilé le trahissait. La remarque l’amusait clairement. Après cette soirée catastrophique, il avait besoin de ça, de ce genre de bêtises, il devait le reconnaître.

“Bobby…”

Le mercenaire se défendit, un grand sourire espiègle sur les lèvres, mais il ne recula pas pour autant.

“Hé, il ne fallait pas rester aussi longtemps torse nu ! Je ne suis qu’un homme.”

Fox leva les yeux au ciel et tenta de franchir la porte, mais Manning ne l’entendit pas de cette oreille et lui barra habilement le passage, le coinçant contre la porte. Le sourire de Dray fut cette fois évident.

“Et si vous me laissiez passer ?”

“Et si je vous demandais de payer votre droit de passage ?”

“N’en demandez pas trop. Je vous paye assez cher. On peut rester toute la nuit ainsi l’un contre l’autre à cette porte, ça ne me dérange pas, j’ai, parait-il, une résistance physique hors norme.”

“Ne me tentez pas, je rêve de voir l’étendue de votre résistance, l’un contre l’autre, contre une porte...”  répliqua Bobby, avec un grand sourire équivoque plaqué sur les lèvres et un regard plus que provocateur, sans bouger d’un poil.

Cette fois, Dray éclata de rire.

“Jolie répartie !”  dit-il entre deux hoquets. Manning recula alors, un sourire entendu aux lèvres, cette fois. Bien. Il préférait nettement voir le regard pétillant de Fox et le voir relâché, rire comme ça. Surtout après les évènements de ce soir…Et cela faisait trop longtemps que cela n’était pas arrivé de toute façon. Bon, l’Australien n’avait pas menti, non plus, soit... Mais là n’était pas le propos. Il avait bien le droit de fantasmer sur son employeur, ça ne mangeait pas de pain.

Après que le New-yorkais eut calmé son fou rire, ils purent se mettre en route vers le Siège britannique de la Fox. Mais si la soirée avait fait son petit effet sur Drake, elle en avait fait un très sérieux à Dray….


Il y a au moins deux solutions à un problème (dont l'une consiste à payer les bonnes personnes). S'il n'y a pas de solution, il n'y a pas de problème.

Comment faire quand votre perso est supposé maitriser plus ou moins sept langues :

Anglais : Gris
Français : Bleu
Russe : Bleu cyan
Japonais : Vert
Italien : Rouge
Espagnol : Orange
Allemand : Jaune



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