Le Collège Poudlard

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 Fin de partie

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Djenesa Parker
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MessageSujet: Fin de partie   Dim 5 Oct 2014 - 22:41

Deux amants dans un lit. Une conversation, blottis l'un contre l'autre alors que le soleil se levait sur la capitale en ce lundi matin.

"À le chercher, tu vas vraiment finir par le trouver, Nath, je t'aurai prévenu." dit la jeune femme, grand sourire espiègle aux lèvres, alors qu'elle caressait négligemment le torse de l'homme allongé à ses côtés. Légèrement plus grand que son amante, qui faisait déjà un mètre soixante-quinze, un visage avenant aux traits fins, un front intelligent, un nez discret, des yeux bleus séducteurs, une chevelure châtain clair coupée élégamment, un bouc parfaitement taillé, il ne manquait pas de charme. Ce dernier éclata de rire, dévoilant un sourire qui devait être une des raisons de la présence de la jolie brune entre ses bras.

"Depuis le temps que vous me courez après, je ne risque pas grand-chose !"

La jeune femme se redressa alors, en appui sur le corps de celui qui visiblement se moquait sans vergogne.

"Je t'ai bien mis la main dessus vendredi.  Et le mois dernier, et encore le mois d'avant…" remarqua-t-elle avec philosophie plongeant ses yeux verts dans les bleus de son vis-à-vis, ponctuant entre temps chaque mot "mois" par un baiser sur la ligne de son menton.

"Parce que je voulais que tu me trouves, Parker." répliqua, faraud, l'homme en glissant sa main dans le dos de sa maîtresse jusqu'à sa nuque pour lui voler un baiser. Djenesa se laissa faire, bienheureuse de l'attention mais quand ils se séparèrent, elle lança un regard entendu à son collègue.

"C'est ça ! C'est pour ça que tu as dégluti et haussé les sourcils en me voyant… N'oublie pas à qui tu parles Hawks."

Touché. L'escroc soupira.

"Toi et tes micro-expressions…"

Ce fut au tour de la jeune femme d'afficher un sourire moqueur. Elle en profita pour quitter la couche et enfiler la chemise de son amant pour se diriger vers la salle de bain de la chambre d'hôtel où ils s'étaient réfugiés.

"Il récupérera l'Isabelle mais ce n'est pas ça qu'il te fera payer le plus." dit-elle, sentencieuse, avant de passer la porte. Ce recadrage du sujet ne surprit pas Hawks outre mesure. Il suivit le mouvement et sourit à nouveau avec moquerie.

"Il est vrai que copier ce Xander, c'était peut-être un chouya abusé, je veux bien le reconnaître." s'exclama-t-il comme si c'était un effort surhumain à faire et que franchement il était bon prince, suffisamment fort pour que sa compagne l'entende. De moqueur, on passa à amusé quand il vit la tête de Parker repasser la chambranle.

"Non, tu crois ? Et que tu m'aies fichu dans les ennuis jusqu'au cou juste pour le plaisir du sport et de me faire suer, tu comptes le reconnaître quand au fait ?"

Ce persiflage tira un regard surpris au voleur, Djen à nouveau disparue.

"T'es encore là-dessus ?!"

Non mais quelle rancunière, ça faisait plus d'un an ! La tête repassa mais cette fois avec un regard meurtrier.

"Avec la raclée que tu m'as mise ? J'ai mis trois jours à me relever !" relança Nathanaël, sincèrement étonné pour une fois. C'était qu'elle lui avait franchement mis une dérouillée qu'il avait vraiment senti passé cette fois. Il en avait encore mal aux côtes tiens… Il entendit de la salle de bain un sec :

"Méfie-toi que je ne t'en recolle pas une qui te foutrait au pieu une semaine cette fois, en plus de celle que te réserve Fox."

"Si c'est toi mon infirmière…" plaisanta lubriquement le châtain. Le rire qu'il obtint le fit sourire pleinement satisfait alors qu'il entendit la douche s'enclencher. Un bruit qui l'incita à se lever et à entrer à son tour dans la salle d'eau…

Et alors que les deux amants s'habillaient,  à nouveau dans la chambre, la conversation avait repris.

"Tu sais, sérieusement, chérie, ton Américain ne m'effraie pas. Les hommes d'affaires ne sont pas réputés pour la baston d'aucune sorte. Magie ou au poing."

Parker, qui bouclait sa ceinture après avoir enfilé ses bottes, fronça les sourcils.

"Alors c'est que tu connais mal ton dossier. Enfin, pour ce que j'en dis... Simplement ne viens pas te plaindre après. En attendant, arrête tes provocations avec les copies de Xander, vendre directement au service des Beaux Arts de la Fox, cette fois t'as vraiment dépassé les bornes. La coupe est pleine. Tu ferais bien de récupérer les copies que tu as disséminé aux quatre coins du pays."

Nathanaël, bien trop content de savoir ça, préféra faire son intéressant plutôt qu'écouter ce sage conseil.

"C'est plutôt à ton Fox de se calmer. Vous croyez franchement que je ne le vois pas venir avec sa grande exposition. Tu parles d'un défi. Je vais le plumer et il ne pourra plus que chialer dans tes jupons."

Parker soupira. Tête de mule doublée d'un p'tit con prétentieux… Pourquoi elle était accro à ce type allez savoir.  Vous me direz, c'était un profil d'homme récurrent chez elle, sauf son respect pour un certain New-Yorker…

"J'en déduis que tu acceptes son défi. Mais tu sais que je ne ferai rien pour t'aider, n'est-ce pas ? Au contraire, pas de cadeau…"

"Et comment ! C'est ça qui est fun !" s'exclama le jeune homme en bouclant son jeans. La brune enfila son pull sans rien répondre, impassible à présent. C'était comme ça. La séance rhabillage était l'instant où leur rivalité et la distance se réinstallaient inlassablement entre eux. Au dernier bouton fermé, leur complicité serait étouffée jusqu'à leurs prochaines retrouvailles.

"T'aurais pas des infos d'ailleurs sur ce grand évènement ? Genre la sécurité…" tenta pourtant l'air de rien le voleur avec un sourire en coin, sachant pertinemment où il mettait les pieds. Et puis, il avait le droit, il était encore torse nu, lui, ayant reluqué sans vergogne sa maîtresse en train de se saper.

"Où est l'Isabelle ?" demanda du tac au tac la cambrioleuse, d'un air entendu alors qu'elle mettait sa veste. Le sourire de son amant s'agrandit.

"Un partout."

C'était donnant-donnant et évidemment aucun des deux n'allait répondre.  

"A la prochaine Nath…" murmura finalement la jeune femme, en ouvrant la porte sans attendre que son petit camarade en finisse avec ce qui était à présent de l'exhibitionnisme pour l'embêter. Le dit Nath eut une petite moue déçue. Il avait du mal à présent à la laisser partir, cette fichue brunette.

"Tarde pas ou je viens te chercher."

Son expression et ces mots firent plaisir à la voleuse qui était déjà dans le couloir mais elle n'en montra rien, aussi fière que celui qu'elle laissait derrière elle.

"Tu la veux tellement ta deuxième raclée ?"  

Un éclat de rire lui répondit mais elle ne laissa pas son adversaire-amant-ami, difficile de définir, répliquer quoi que ce soit, elle ferma la porte et quitta rapidement l'hôtel, lui laissant sans vergogne une note qu'il ne paierait pas de toute façon…

Et voilà où on en était quelques semaines plus tard. Il l'avait relevé, ce défi de cambrioler l'expo Fox durant l'inauguration. Et comme l'avait prévu Dray, décidé à en finir une bonne fois pour toutes avec son aide, Nathanaël Hawks tomba dans le piège. Oh cela n'avait pas été facile, pour aucun des deux partis, la lutte avait été âpre et la partie d'échecs passionnante, mais à présent, les premiers poursuivaient le second, qui avait réussi au dernier moment à franchir les grilles de sécurité de la salle d'exposition, mais les mains vides et secoué par une belle décharge électrique, assez sonné pour que sa fuite soit suffisamment contrariée pour échouer à faire lâcher ses poursuivants dans une course à travers le quartier digne d'une compétition de freerun. De Djenesa, il n'était pas surpris. A une époque, ils s'entraînaient même ensemble au mode de déplacement libre et urbain. De l'Américain, par contre, il l'était beaucoup plus et il commençait à comprendre le réel sens de l'avertissement de la brune. Il avait peut-être bien sous-estimé son adversaire.

La pluie qui s'était mise à tomber sans discontinuer dans le début de la soirée avait rendu le parcours glissant. La passe d'un énième toit à l'autre se fit sans embûche pour le voleur qui pourtant commençait à  avoir du mal à l'endurance. Et malheureusement,  il put vite le constater pour le New-yorkais aussi. Lui n'avait absolument pas l'air crevé…  Merde mais il était un vrai pitbull ! Il ne se fatiguait donc jamais ?

Hawks ne s'inquiéta pas pour Parker qui semblait à chaque fois qu'il jugeait de leur distance lui adresser un "Je t'avais prévenu" aussi muet que narquois. S'il était passé elle aussi, à ses yeux ça ne faisait aucun doute. Sauf qu'encore une fois, il se trompa. Arrivée au bord du précipice, à la suite de Fox, le pied d'appui de Djen glissa sur le béton inondé au moment du saut et la jeune femme tomba dans trente mètres de vide. Son cri alerta les deux hommes et elle eut tout juste eut la présence d'esprit de lancer ses mains en avant. Elle réussit in extremis à agripper le rebord mais le choc contre la paroi fut rude et sa prise maladroite.

" Fox ! Hawks ! " hurla-t-elle sachant pertinemment que c'était une question de secondes avant qu'elle ne lâche pour de bon.

Dray avait décidément raison, toute cette histoire avait été beaucoup trop loin, cette fois. Ce n'était qu'une compétition entre voleurs à la base. Un jeu, certes complètement fou et exaspérant pour ceux qui n'étaient que des dommages collatéraux, mais juste un jeu… Sauf que là, Djenesa allait connaître la plus belle des chutes de sa carrière… Du genre définitif… Tout ça pour une question d'égo… Quelle connerie…


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Dray Fox
Exilé(e) politique

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Né(e) le : 12/09/1984
Age : 33

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Rang & Club : Baka ranger vert.

Caractéristiques
Compétence: Niveau 8
Particularité: PDG de la Fox
Baguette: 33 cm, bois de prunellier (manche), bois de Lierre (corps), dard de Billywig et poil de Nundu (Une baguette de barj à l’image de son propriétaire... XD)

MessageSujet: Re: Fin de partie   Jeu 30 Oct 2014 - 16:05

Ça, pour mal le connaître, c'était peu de le dire ! Et Fox était bien décidé à prouver à Hawks jusqu'à quel point il faisait erreur, et de manière plutôt brusque, cela allait sans dire. Et en effet, il était déterminé à ce que toute cette histoire s'achève ce soir-là, en ce début de septembre. Cette exposition, et le coup de filet qui devait suivre, il les organisait depuis de nombreux mois, tentant de ne rien laisser au hasard, comme la fuite possible du voleur par exemple. Hyde Park l'avait inspiré de manière presque morbide. Il avait point par point mis au point cette chasse à l'homme et jusqu'à l'aube, impossible de transplaner du quartier qu'avec Bobby et ses mercenaires et quelques complices bien payés qui avaient aussi une dent contre Hawks, ils avaient soigneusement bouclé (même si Fox était déterminé à conclure lui-même… L'argent autorisait n'importe quel passe-droit)… Ils l'avaient habilement contraint à ne pas pouvoir compter sur la magie pour fuir, ce qui expliquait leur petite balade nocturne. Et à la grande satisfaction de Fox, et surtout pour celle de son ego, le fait que cet escroc de bas-étage commence à baliser et le trouve un peu trop près de ses basques le mettait en joie.

Voilà, en effet, où ils en étaient, sautant d'échelles de secours en toits, d'étages de parkings en murets. Et si ce petit con prétentieux (Fox était bien d'accord avec ce double qualificatif !) s'était penché un peu plus sérieusement sur son cas, au lieu de se contenter des apparences de son statut de PDG, peut-être aurait-il découvert que le freerun était une activité que Dray avait exercé souvent durant son adolescente mouvementée, en même temps que le street fight (précisions-le au cas où il y avait encore des doutes sur la raclée annoncée…) et autres joyeusetés urbaines plus ou moins réputées mal famées. Son expérience de l'escalade, son endurance physique, son caractère borderline accro à l'adrénaline et son besoin viscéral de liberté étaient le cocktail parfait pour que Fox devienne rapidement un aficionado de cette discipline. Obligé de la réduire à son accession au poste de PDG quand son père disparut puis de l'abandonner complètement à sa venue en Grande Bretagne, il l'avait reprise en pointillé grâce à Jazz et d'autres gars de la bande. Mais ces derniers mois, depuis sa décision de piéger son adversaire, il avait repris très sérieusement l'entrainement, laissant même de côté l'escalade proprement dite et le basket et remplaçant ses heures de courses quotidiennes pour des séances de cross urbain. Celui qui râlait le plus de ce changement intensif était bien Jazz souvent obligé de se lever à l'aube…

L'escroc comprit que Fox avait vraiment mis beaucoup de moyens quand, au bout d'une ruelle,  il vit Bobby et Yoko l'attendre de pied ferme. Ce fut à ce moment qu'il décida de prendre sensiblement de la hauteur en escaladant un échafaudage pour attendre les toits des bâtiments. Et si Hawks était en mauvaise posture, il n'était pas prêt non plus de se laisser prendre sans réagir. Aussi, les sortilèges d'attaque et de parade jaillissaient entre les adversaires, entre deux déplacements. Ce fut ce qui arriva encore une fois alors qu'ils sautaient d'un toit à l'autre. Profitant de sa légère avance, Nathanael attendit que Dray s'élance pour balancer un sort de désarmement. Fox, concentré sur sa réception, délicate vu la distance à franchir et la différence de hauteur entre les deux plateformes ne put en aucun cas parer. Touché alors qu'il effectuait sa roulade de réception, impuissant, l'homme d'affaires ne put que sentir sa baguette lui échapper des mains et atterrir à plusieurs mètres de lui. Il en fit l'amère constatation à nouveau sur ses pieds. Mais cette information dérangeante n'occupa son esprit qu'un court instant, remplacée par une autre bien plus grave : l'absence de Djen à ses côtés et le cri de la jeune femme.

Le jeune homme s'élança immédiatement vers le bord du précipice au moment même de son appel au secours et attrapa le poignet de son amie juste à temps, ses doigts glissant du bord à cause de la pluie. Mais même si la jeune femme était dans la catégorie des poids plume et s'accrochait fermement  à sa main, pris dans son élan, Fox se retrouva rapidement entrainé à son tour vers le vide. La prise de leurs doigts glissait sous l'effet de l'eau et l'Américain ne put que constater sans pouvoir agir, les semelles de la voleuse déraper sur la façade à chaque fois qu'elle essayait d'y prendre appui pour remonter. Et Dray se posa une question angoissante, alors qu'il bandait ses muscles et essayait de porter tout son poids en arrière pour tenter de se redresser, alors qu'il était de plus en plus penché dans le vide : comment ils allaient s'en tirer cette fois ?

La réponse vint quelques secondes plus tard quand une deuxième main, gantée, dans un cri de panique, le prénom de la cambrioleuse, attrapa l'autre poignet de la jeune femme avec autant, voire plus de précipitation que le PDG. Hawks avait immédiatement fait demi-tour quand il se rendit compte de la situation critique de ses poursuivants. Les forces alliées de Nathanael et de Dray permirent de ramener Djenesa en sécurité et les trois jeunes gens s'effondrèrent de concert au sol quand ils eurent fini de s'éloigner du précipice et donc de tout danger.

"Djen, c'est ok ?"

Ce fut Hawks qui posa la question, préoccupé, alors qu'ils reprenaient tous les trois leur souffle et évacuaient le trop plein d'adrénaline. Ce fut Dray qui répondit…  Et si Le voleur avait su ce qui allait lui tomber dessus, il se serait bien gardé de l'ouvrir. La peur et l'impuissance que le New-yorker avait ressenti en tentant de remonter Djenesa se transformèrent en rage pure. En un éclair, profitant de l'occasion et hors de lui, le New-yorkais fut à califourchon sur l'escroc et lui asséna un violent direct du gauche sans aucun avertissement en le choppant par le col de la main droite. Et un autre. Et un autre. Quatre, cinq, six, sept… Heureusement pour Nathanael, déjà trop sonné pour se défendre, quelqu'un rappela Fox à la raison en lui attrapant fermement le bras, levé pour le neuvième coup de poing.

"Arrête, Dray, s'il te plait !"

Une voix suppliante. Djenesa. L'Américain lui décocha un regard enragé, furieux de se voir freiné. Mais la cambrioleuse s'accrochait de toutes ses forces à son bras alors il n'eut d'autre choix que de relâcher ses muscles. Alors seulement, Dray la sentit, la douleur fulgurante de ses phalanges, irradiant vivement dans toute la main et en particulier le dos, perçante, le lançant jusqu'à l'épaule. Elle le dégrisa et ce trop brusque retour au calme lui permit de constater les dégâts. Son poing en sang, trop, preuve que ce n'était pas que le sien, et ses jointures sérieusement écorchées et déjà bleutées. Sans doute une fracture quelque part, pour qu'il ne puisse pas desserrer le poing sans le regretter. Merde, il avait intérêt à ne plus trop forcer dessus et à se faire soigner dès qu'il rentrerait… Parce que soins ou pas, plus de piano pendant un moment et ça… Puis d'un regard, le pourquoi de ce sang et de cette douleur. Hawks, à moitié conscient, avait le nez, les lèvres et la pommette droite explosés, l'œil poché et la mâchoire tuméfiée.

Alors Dray se releva et Parker le lâcha. Mal lui en prit. Hawks en fut bon pour deux féroces coups de pieds dans les côtes, un dans le ventre et un supplémentaire… un peu plus bas dira-t-on, qui le firent plier de douleur dans un pitoyable gémissement.

"Fox !"

L'Américain darda avec mépris la cambrioleuse qui s'agenouilla auprès de son collègue dans ce cri de colère. Il en avait rien à foutre de ce qu'elle pouvait penser de lui, à frapper un homme déjà à terre et il le lui fit bien comprendre :

"C'est sûr que ça, ça va compromettre vos parties fines !"

Cette remarque aussi déplacée que mauvaise et sarcastique fit ouvertement sursauter Djenesa et sa réaction, aveu en soi, aurait presque réjoui l'aventurier s'il n'était pas aussi en colère. Il répondit à sa question muette avec  hauteur.

"Ouais, je suis au courant ! Je t'ai fait suivre par Black. Plus par prudence qu'autre chose, je t'avouerai. Règle je sais plus combien : ne fais confiance à personne et surtout pas tes alliés, ça te dit quelque chose ? Je n'ai pas oublié ton talent pour les double-jeux…"

Et puis, il tourna son regard bien trop métallique en l'occurrence vers celui qui était devenu son ennemi et conclut temporairement.  

"Ta gueule défoncée pour Vaughn, les côtes pour Parker pour l'avoir mise en danger et tes bijoux de famille pour moi parce que ça me fait plaisir. Et tu pourras remercier Djen parce que j'avais bien l'intention de te finir à coups de batte."

Sans plus se préoccuper du couple finalement, le New-yorkais alla récupérer sa baguette et sur le chemin s'obligea à desserrer les doigts gauches encore crispés pour pouvoir la ramasser, faisant fi des pulsations de douleur. Mais alors que sa main se refermait sur l'instrument magique, la voix affaiblie de Hawks, qui s'était redressé grâce à l'aide de Parker, se fit entendre, bien décidé à ne rien lâcher même si sa situation était devenue précaire. Il s'aperçut au passage qu'il avait du mal à articuler…

"Tu ne retrouveras jamais l'Isabelle, compte sur moi !"

"Nath, arrête toi aussi ! Ca va trop loin !"

Cet avertissement, sage, vint trop tard. Cette bravade insolente coûta cher au voleur… Lui qui semblait en cet instant si fier de lui malgré le fait qu'il avait le nez pissant le sang et venait de cracher pour se débarrasser un peu du liquide carmin qu'il avait en bouche et qui avait visiblement l'intention de vouloir au moins remporter cette partie là, déchanta très rapidement. Un sortilège insectisant le frappa de plein fouet. Dray, un sourire mauvais aux lèvres, le regarda se tortiller piteusement, rampant ridiculement alors que des antennes lui poussaient sur la tête. Tout en symbolique.

"Vous n'avez pas saisi, visiblement. J'ai fait suivre Djen et j'ai découvert votre liaison, et donc aussi vos points de chute, espèce de larve ! Et si Black a réussi à tromper Parker, pourquoi pas toi ?"

"Tu sais où est l'Isabelle !" conclut la cambrioleuse, soufflée. Le regard piteux de Nath, aplati au sol, remuant, fut éloquent.

"Dray, arrête ça, s'il te plait! Tu as gagné, c'est bon !" supplia Djenesa.

L'Américain sembla hésiter quelques instants mais finalement, pour son amie, leva le maléfice.

"On a profité de sa tentative de vol au musée pour vider sa planque. L'équipe devrait avoir fini maintenant." finit-il par répondre à l'exclamation de la voleuse au sujet de l'Isabelle, l'air de rien.

"C'était pour ça, l'expo… pour avoir le champ libre…" conclut le "sombre crétin", dégouté et épuisé, une fois le sortilège complètement levé.

"Ça et la raclée. Encore que j'ai été plutôt gentil par rapport à ce que je m'étais promis. Enfin, on n'est jamais à l'abri d'un second round."

Nathanael, au regard perçant et vraiment meurtrier du PDG, comprit que ces mots n'étaient pas de l'esbroufe ironique mais bien un avertissement. S'il tentait quoi que ce soit, faisait un quelconque pas de travers, Dray lui sauterait à la gorge sans hésiter. Il était peut-être un petit con prétentieux mais il n'était pas complètement suicidaire.

"On fait quoi maintenant ?"

"Qu'est ce que tu dirais de quelques années au trou ?" répondit Dray avec un plaisir sadique bien affiché, alors qu'il s'allumait en même temps une cigarette, coincée entre les dents et que Manning et l'un de ses hommes, Jimmy, venaient de les rejoindre, baguettes en main. Une seconde après, Nathanael avait les mains liées magiquement alors que l'Irlandais commentait dans un sifflement en voyant sa tête esquintée.

"Et bien, vous cognez sec, patron !"

Ce fut Manning qui répondit, avec flegme.

"Quand je te disais que l'entrainer n'était pas de la tarte... "

Dès le début de leur collaboration, un an avant, cela avait été signé. Pas tous les jours que ses clients lui demandaient de leur apprendre et affiner des techniques de combat et de duel, parce qu'ils jugeaient que savoir se défendre tout seul était quand même un plus non négligeable et qu'ils rouillaient… Et l'un et l'autre étaient opiniâtres et appliqués alors forcément, pendant ses leçons doublées de séances de musculation choisies par ses soins, ils ne faisaient pas semblant quand ils se foutaient sur la gueule, même si c'était pour "jouer"…  Alors avec la colère "foxienne" en plus… Le chef des gardes du corps n'était pas vraiment surpris du résultat, lui.

De son côté, Hawks, qui n'avait déjà pas franchement bonne mine (devait lui avoir péter une côte ce con !), pâlit encore un peu plus en sentant les liens, ce qui accentua le sourire perfide du New-yorkais. Connard, pensa d'ailleurs amèrement le cambrioleur, alors qu'il adressa un regard acerbe à son amie. Et toi tu ne dis rien ? disait-il en substance.

Au loin, on entendit des sirènes de polices. Tous se regardèrent. Rester ici n'était pas prudent, leur petite course-poursuite avait dû attirer l'attention. Manning et son second aidèrent ou plutôt obligèrent le voleur à se relever, lui qui n'en avait ni la force, ni l'envie après la rouste qu'il avait pris, pendant que Fox précisait, mauvais comme la peste.

"Emmenez-le à la planque… On réglera définitivement son compte, tout à l'heure."

Un regard étonné et une question muette dans les yeux, cherchant quand même à comprendre ce que son adversaire entendait par là, parce qu'à ce stade, dans sa position, on ne pouvait être sûr de rien et le cambrioleur se retrouva, ligoté à un lit, enfermé à double tour dans une petite maison de la banlieue londonienne sous haute surveillance. Du moins…  C'était normalement une suite logique des événements… Mais les choses devaient se dérouler d'une toute autre manière. Un homme de Bobby, presque un gamin,  déboula en trombe deux bonnes heures après dans le bureau de Dray, en haut de la tour Fox. Assis dans les fauteuils de cuir de la pièce, Bobby, Djenesa et l'Américain buvaient un verre, en silence. Un bandage parfaitement exécuté à la main montrait que le médicomage privé des mercenaires avait soigné le New-yorkais. Tous portèrent leur attention sur le nouveau venu. Vu l'urgence qui habitait le jeune mercenaire, la nouvelle devait normalement être fracassante.

"Monsieur, il s'est enfui !"

Ben tiens… Étrangement, aucun des trois ne sembla surpris. L'animal était connu. C'était même attendu… Il y avait des équations au résultat évident.

"On décolle." se contenta donc d'affirmer sans émotion le PDG en quittant son fauteuil présidentiel.

A cet ordre, Manning se leva immédiatement, près à l'action et visiblement excité en dépliant une carte. Fox, par contre, remarqua tout de suite que Parker se montrait moins enthousiaste. L'aventurier n'eut pas beaucoup de compassion pour son amie. Dommage pour elle si elle se retrouvait entre le marteau et l'enclume mais elle l'avait voulu. Le chef des mercenaires lui murmura quelque chose à l'oreille. Dray jeta alors un coup d'œil sur la carte et un imperceptible sourire faillit passer sur ses lèvres. Mais, alors que Manning donnait ses ordres à son agent, c'est-à-dire de "rejoindre les autres", le PDG se tourna vers la voleuse et, de manière plutôt désagréable, lui posa une question qu'il jugeait importante.

"T'es toujours avec moi ?"

Il la mettait ouvertement au défi, c'était une évidence. Pas qu'il ne lui faisait pas confiance mais… il ne lui faisait pas confiance. Et puis sa relation avec Hawks et cette soudaine évasion… Non franchement, il y avait bien trop d'inconnues et Dray doutait sérieusement du camp qu'elle avait choisi. Et il ne laisserait rien au hasard surtout arrivé à ce stade de sa strat'.

"Évidemment, idiot !" fut la seule réponse de la jeune femme avant qu'elle ne précise tout de même, perfide.

"Je couche avec lui mais ça ne m'oblige pas à être d'accord avec ce qu'il a fait ! Et moi, je ne trahis pas les amis pour une histoire de fesses."

Fox scruta avec attention le visage déterminé de la jeune femme, sans réagir plus que cela à la formulation quelque peu cavalière pour une représentante de son sexe et surtout à l'accusation directe. Entre rancuniers, on se comprend… Il sembla convaincu par la sincérité que laissait filtrer la voleuse mais il ajouta quand même en enfilant une paire de gants de cuir fins, cachant par là-même sa blessure.

"OK, de toute façon, ce n'est pas comme si tu ne sais pas ce qui se passera si tu me doubles…"

Fox soutint avec ironie les yeux assassins de la brune. Elle ne lui faisait pas peur avec son regard qui tue. Quand ils étaient rentrés, un moment plus tôt, il l'avait prévenu. Qu'elle soit la maitresse de Hawks, ok… Si elle voulait jouer à ce jeu-là… Mais il ne fallait pas qu'elle perde de vue que grâce à tous ces mois à travailler ensemble, il connaissait quelques uns de ses secrets, et si elle l'empêchait d'une quelconque manière d'arriver à ses fins, ce qu'il avait fait à d'autres, c'est-à-dire utiliser les rouages du système politique, financier et gouvernemental pour faire de leur vie un enfer sur bien des plans, lui arriverait sans hésiter. Aujourd'hui, il pouvait complètement la griller, ils le savaient tous les deux. Il ne fallut pas longtemps aux trois comparses pour quitter la Tour et transplaner pour partir en chasse.

Et du côté de la proie, il le reconnaissait bien volontiers maintenant qu'il était seul, en direction de sa planque, Nathanael en avait royalement chié. Il comprenait mieux ce que Djenesa avait voulu lui faire comprendre la dernière fois qu'ils s'étaient vus à l'hôtel. Il avait réussi à s'enfuir grâce à la pitié de ses trois geôliers et avait utilisé comme excuse, les coups que lui avait foutus Fox. Il avait fait mine d'être vraiment au plus mal (ce qui, pour être tout à fait honnête (un comble pour lui, c'était certain…), n'avait pas du tout été difficile à jouer pour être crédible…) et les mercenaires gardiens avaient donc fait quérir leur médicomage après que celui-ci se soit occupé du patron. Il avait bien fallu le libérer de ses liens pour l'examiner, même si un homme était resté avec le médecin, un dans l'escalier et un au rez de chaussée... Mais vous savez quoi ? Des potions sur une prise électrique, ben ça fait pareil que de l'eau. Un superbe court-circuit qui plongea toute la maison dans le noir. Et quand les sortilèges de lumière jaillirent, quelques instants après, sous une tonne de jurons, les deux mercenaires dans la chambre, après avoir reçu une lampe de chevet devenue inutile sur le crâne pour le médicomage (et de se faire au passage voler sa baguette…) et un crochet du droit pour le chien de garde, ne purent que constater : la fenêtre grande ouverte et plus de prisonnier. On se précipita, on sonna l'alerte, et personne ne pensa à regarder dans le placard mural de la chambre. Il n'était plus resté Nathanael qu'à sortir par la porte de derrière et quitter la zone de non transplanage.

Et évidemment, la première chose qu'il voulut faire, fut de vérifier si Fox était bien parvenu à sa planque et l'avait vidé. Mais il voulut être certain de ne pas être suivi alors il fit quelques tours et détours et alla même se faire soigner chez quelqu'un de confiance, parce que, quand même, il douillait. Le diagnostique fut sans appel. Mâchoire esquintée, pommette fracturée, deux dents pétées, un œil qui méritait une petite surveillance et le repos complet (et lui de se retrouver grimé en pirate pour le coup…), une côte fêlée, un léger trauma… Pas à dire, il n'y avait pas été de main morte, le yankee…

Sauf que quand il arriva dans son domaine, une usine désaffectée, transformée en loft et en grand atelier, la première chose qu'il constata était que ses sécurités étaient toutes intactes. Aucune n'avait bougé et il ne pensait pas que ses adversaires eurent l'esprit assez tordu pour toutes les remettre en place. Ça n'avait pas de sens. Alors, ça ne voulait sans doute vouloir dire qu'une chose…

Avec un sourire grandissant à vue d'œil, malgré la douleur que ça provoquait sur sa gueule d'ange, le voleur pénétra dans sa planque. Et dans un éclat de rire, il constata la vérité. Rien n'avait bougé et Hawks, fit face à un tableau sans prix représentant une magnifique jeune femme d'un autre temps. Isabelle.

"J'aurais dû me douter que tu bluffais, Fox ! Quel abruti !"

"Exact et si c'est de toi dont tu parles, doublement exact parce qu'au au lieu de fanfaronner, tu devrais te demander pourquoi."

Ce genre d'interruption de votre bonheur, ça vous coupait tout envie de rire. Nathanael se tut et se tendit à l'extrême en entendant la voix qui venait de résonner dans la pièce, ironique et surtout dangereuse. D'instinct, il porta sa main à la baguette du doc qu'il avait, erreur stupide !, remise à sa ceinture en constatant, soulagé, que rien n'avait disparu.

"Si tu bouges, je te conseille de le faire extrêmement doucement. " claqua la voix. L'avertissement était sans appel. Le voleur stoppa son geste et très lentement se retourna. Évidemment, il tomba face à face avec Fox, négligemment appuyé contre la chambranle de la porte à nouveau ouverte (ben oui, il avait lui-même levé les sécurités pour entrer !) mais baguette pointée sur lui, comme celles de Bobby Manning et Jimmy O'hen à ses côtés. Derrière eux, Djenesa était appuyée sur le mur du couloir, bras croisés, pas l'air décidé à être autre chose que spectatrice.

Bien sûr, il comprit tout de suite qu'il s'était fait pigeonner. Cette fois, c'était eux qui à chaque fois avait eu un coup d'avance. Tout avait été monté pour cet instant. De l'expo à sa fuite et lui, avait marché et les avait conduit droit à l'Isabelle. La main droite levée en signe de soumission, lui qui était droitier, il fouilla ses poches de la gauche. Il ne put que constater avec amertume la présence d'une très fine rondelle de métal. Un des suiveurs de Djenesa.

"Quand ?" demanda-t-il, beau joueur mais un peu déçu quand même, à la voleuse. Mais ce fut Jimmy qui répondit.

"Pas elle, moi. Quand je t'ai remis sur tes pieds, sur le toit. A vrai dire Mademoiselle n'était même pas au courant du plan."

Cela rasséréna un peu l'escroc que son amante n'ait rien fait d'autres que fournir le matos. Il poursuivit son raisonnement.

"Quand j'étais groggy par tes directs, bien sûr." Ces mots-là étaient pour Fox, ça allait de soi. L'Américain n'eut aucune réaction en réponse si ce ne fut qu'il soutint le regard de l'escroc. Bobby, lui, désarma le voleur et l'immobilisa de deux mouvements précis de baguette alors que  Jimmy appelait trois de ses collègues restés dans le couloir. A cinq, ils commencèrent à vider les lieux sous le regard consterné du propriétaire. L'Isabelle était réservée exclusivement à Dray, cela allait de soi. Et d'ailleurs ce dernier ne tarda pas à quitter Hawks des yeux, satisfait d'avoir vu sa déconfiture et fit léviter un coffret de transport vers l'œuvre pour l'y enfermer.

Quand le coffret fut verrouillé, il s'adressa à son équipe.

"N'amenez à l'entrepôt que les œuvres du manifeste. Djenesa, tu les suis."

Il n'obtint aucune réaction significative à cet ordre sauf une. Parker ne sembla pas l'entendre de cette oreille et sortit de son immobilisme.

"Je ne te laisse pas seul avec lui."

Le PDG lui décocha un coup d'œil mauvais et d'une agressivité sans bornes, qui en disait plus long que n'importe quel mot. Bobby décida d'intervenir sans pour autant cesser le déménagement des œuvres d'art comme le montrait le tableau qu'il déposa soigneusement à la porte, et avec une fausse indifférence, pour minimiser le débat et surtout le conflit naissant. Il ne prenait pas parti, il constatait simplement. C'était qu'il commençait à comprendre comment fonctionnait son employeur.

"Sans vouloir lui donner raison, Monsieur, sur le toit…"

Cela suffit. Sur le toit, si la voleuse ne l'avait pas arrêté, Fox aurait continué à frapper. Et il en avait conscience même si en l'occurrence, l'esprit encore surchauffé, il s'en foutait royalement. Commençaient à le courir à lui faire la morale ces deux là ! Pendant qu'il se redressait, Manning soutint sans faillir les yeux assassins du jeune homme à présent sur lui. C'était évident que ce dernier, même s'il se contenait derrière une froideur manifeste, était encore vachement remonté et qu'il ne faudrait pas grand-chose pour le faire exploser une nouvelle fois. Le fait que Djen ait failli se tuer avait été la goutte d'eau qui avait fait déborder le vase de cette histoire.

"Très bien !" finit par s'exclamer le New-yorker, exaspéré. "Si ça vous tente à ce point, vous admirerez le spectacle, voilà tout ! Du pain et des jeux, c'est ça ?"

"Dray…"

A nouveau la cambrioleuse, apaisante. Ne dis pas n'importe quoi semblait-elle dire. Elle tentait de le ramener à la raison. Du moins, c'est comme ça que le comprit son ami. Un soupir très agacé passa ses dents serrées, ce qui le transforma en une espèce de léger feulement. Au fond de lui, il savait bien qu'elle avait raison. Il répliqua plus boudeur qu'autre chose, ce qui adoucit ses mots désagréables.

"Oh, ferme-la !"

Cela aurait pu s'arrêter là si Hawks, jusque là spectateur silencieux, ne décida pas de laisser parler son plus grand défaut : sa grande gueule. Il ricana.

"Hé, hé, le renard a trouvé son…"

… maître. Du moins, cela aurait dû être la fin de cette fine remarque. Djenesa, exaspérée, leva les yeux au ciel, alors que son amant se retrouva en quelques instants plaqué contre un mur, étranglé par le col et par la poigne d'un renard enragé.

"T'es vraiment un crétin, parfois…"

Manning tenta d'intervenir pour faire desserrer son étreinte à l'aventurier, bien décidé à rectifier une nouvelle fois le portrait de l'escroc qui cherchait de l'air, mine de rien. D'autant que la douleur de ses côtes et de son estomac se réveilla violemment…

"On va se contenter de faire venir  les aurors, ici, Monsieur. Il y a assez de preuves pour qu'il reste en prison un moment."

Mais l'Australien ne put que constater, devant la crispation furieuse de Fox, supérieure à sa propre poigne à cause de la colère, que cela eut peu d'effet à part faire blanchir un peu plus Nathanael. Plus que l'argent, le blondinet était un collectionneur. C'était d'ailleurs pour cela qu'il avait conservé le Velasquez pour son propre plaisir. Et il existait dans l'atelier bien d'autres pièces aussi précieuses, de joaillerie, de peinture, de sculpture ou de mobilier… Et rien acquis légalement, cela allait de soi…

"Ok…. Ok…" parvint-il à prononcer d'une voix étranglée par le bras qui, a présent, lui broyait la gorge contre le mur alors que l'autre se levait pour le frapper.  

"Un marché… Les copies !" dit-il avec précipitation pour essayer d'empêcher son adversaire de finir son geste. Cela le fit tousser, à cause du manque d'oxygène que cela provoqua mais cela fonctionna. Dray le laissa en suspens et desserra légèrement son emprise pour que le cambrioleur puisse parler plus librement.

"Achève."

Nath en profita pour avaler une goulée d'air.

"Ma liberté contre toutes les copies que j'ai faites de Xander."

Le voleur fixa intensément l'homme d'affaires pour appuyer ses paroles. Il avait bien compris qu'il pouvait obtenir gain de cause en utilisant cette arme-là. Il avait vite saisi que, bien utilisé, le nom du peintre pouvait le tirer d'affaires, et c'était le moment ou jamais d'utiliser cet atout car là-dessus, ils ne pouvaient pas agir sans son aide… Et vu qu'il s'était bien lâché, ces dernières semaines... il avait un argument pour se tirer de là. Ce n'était pas cher payé, si ça pouvait lui éviter la taule…

Et, en effet, Nathanaël avait vu juste. A l'idée de retirer de la circulation les faux, et inconsciemment parce qu'il avait entendu le nom de son ami, Dray prit le temps de la réflexion. Il en vint à la conclusion que c'était un compromis acceptable…

"OK."

Et il desserra son étreinte pour finir par lâcher complètement l'escroc et reculer d'un pas…. pour lui asséner une droite en traître, pour la forme et se libérer pour de bon de sa frustration colérique, sous les exclamations de surprise et de désaccord de Bobby et Djenesa.

"Au moindre pas de travers, c'est marre !"

Hawks remercia Merlin d'avoir le mur derrière lui pour l'empêcher de tomber alors qu'il encaissait le choc. Bon, la droite du PDG était moins puissante que la gauche, puisque cette dernière était sa main dominante, mais quand même, ça faisait pas du bien un coup de poing, quoi qu'on en dise…

"Ouais ouais…" répondit finalement Nathanael, avec lassitude. Il détestait perdre…  Oh, il aurait très bien pu dire cela pour obtenir de la latitude et pourrait en profiter pour disparaître. Ce ne serait pas la première fois qu'il duperait ainsi son monde. Mais étrangement, un regard vers Parker lui fit abandonner cette idée. Ses mots, et surtout le souvenir de la brune dans le vide, l'empêcha de choisir cette option. Cette histoire devait s'arrêter. Il jouerait le jeu. Sauf qu'évidemment, Fox était très loin de supposer la rédemption de l'escroc.

"Tu seras sous haute surveillance de mon équipe jusqu'à complète destruction des toiles. "

L'Australien renchérit, avec gouaillerie, posant fermement une lourde main sur l'épaule du châtain.

"Et cette fois, tu peux être certain qu'il n'y aura ni lampe de chevet, ni placard pour t'aider."

Hawks fixa avec mépris la main du mercenaire et soupira. Il n'avait pas besoin que cette armoire à glace renchérisse de sa naïveté…

"Chouette, je m'en réjouis d'avance…"

Jimmy revint à ce moment et s'adressa à Dray, accompagné de ses deux autres collègues. Pendant que les deux hommes se frittaient, eux, avaient fini le travail.

"On a fini Monsieur, tout est chargé. Il ne manque plus que votre tableau. " précisa le roux en pointant du doigt le précieux coffret, au centre de la pièce. Fox abandonna finalement Nathanel des yeux, lui qui jusque là, ne l'avait pas lâché, et les posa trop froidement sur l'Irlandais.

"Embarquez moi ça alors ! Parker, Manning et moi, on se charge de tout rapporter à l'entrepôt."

Ça, évidemment, c'était Hawks… Le mouvement de tête méprisant de l'Américain vers lui ne trompait aucunement. Et personne, cette fois, ne vit rien à redire et chacun fit ce qu'il devait faire.

Dans l'entrepôt, l'atmosphère était morose. Certes, ils avaient réussi à tout récupérer, enfin ! Djenesa était d'ailleurs en train de mettre à jour le manifeste et rayer symboliquement le nom du Velasquez, dernier de la liste. Restait les copies des peintures de l'émissaire, mais ça tenait, à présent, de la formalité après autant d'efforts. Presque une partie de plaisir. Non, ce qui plombait l'ambiance, c'était le comportement trop violent et à présent trop silencieux de Fox qui, venait de passer la dernière heure à fixer le coffret qui contenait l'Isabelle en se massant les mains.

"Tout le monde va bien, alors desserre les dents, tu veux ?"

Fox se contenta de hausser les épaules avec exaspération et un coup de pied au sol. Il n'avait pas envie de parler ! Il avait juste besoin qu'on lui foute la paix !

"Alors va courir."

Djenesa ne s'était pas laissée impressionner par ce mouvement d'humeur brutal mais elle comprit que le jeune homme était toujours sous le coup de l'adrénaline et de la colère et qu'il ne parvenait pas à se calmer. Et puis, la culpabilité s'ajoutait au cocktail. Il avait complètement échoué à se contrôler… Elle fit mouche. Au mot courir, Dray releva le nez pour fixer la cambrioleuse, un peu plus neutre et un brin de reconnaissance dans tout ça. Pas une mauvaise idée, il l'en remerciait de la lui avoir soufflée. Bobby l'encouragea d'une légère frappe sur l'épaule.

"Je vous accompagne. Moi aussi, j'ai besoin de décompresser. Je vous parie cinquante dollars que je vous bats."

Le pari finit de convaincre l'Américain, comme on s'en doute. Indécrottable. Mais c'était surtout bien plus prudent d'accompagner l'Américain dans cet état et au beau milieu de la nuit.

Ainsi se termina cet arc. Il restait quelques détails à régler, certes mais on voyait enfin le bout du tunnel. Poudlard et Vaughn allaient récupérer leurs biens. Qu'importe, dans le fond, comment les choses s'étaient passées…  Il fallait enterrer tout ça. Du moins, c'était sans doute plus facile comme ça…


Il y a au moins deux solutions à un problème (dont l'une consiste à payer les bonnes personnes). S'il n'y a pas de solution, il n'y a pas de problème.

Comment faire quand votre perso est supposé maitriser plus ou moins sept langues :

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MessageSujet: Re: Fin de partie   Dim 28 Déc 2014 - 1:13

[Et je conclus ici ^^]

Djenesa fut à deux doigts de lâcher prise quand elle sentit soudain la main de Dray se refermer sur son poignet. Aussitôt elle fit de même et tenta de reprendre appui de ses pieds sur la façade pour se donner l'impulsion nécessaire et profiter de l'aide du jeune homme pour remonter. Mais elle comprit très vite qu'ils allaient dans le mur ou plutôt dans le vide. Chacune de ses tentatives attirait un peu plus son ami avec elle alors qu'à chaque fois, ses pieds glissaient du mur et leurs doigts de la main de l'autre, à cause de la pluie. Désespérée, elle était en train de se dire qu'il valait mieux un mort plutôt que deux quand elle sentit une deuxième poigne l'attraper avec force. Nathanael les avait rejoints ! Il était venu la sauver ? Ca faisait un peu roman à l'eau de rose, mais sérieusement, ce n'était pas elle qui allait s'en plaindre alors qu'enfin, grâce à la force combinée des garçons, elle rejoignait la terre ferme.

Avec ses deux amis, la brune s'effondra au sol, essoufflée par l'effort, le cœur à cent à l'heure, et tremblante à cause de l'excès d'adrénaline et la peur qu'elle venait d'avoir. La voix de Hawks s'éleva alors, et étrangement, elle l'apaisa. Mais la voleuse n'eut pas le temps de répondre. Pourtant la question était innocente et que Nath demande si elle allait bien, Parker trouvait ça touchant. Elle n'avait pas été la seule à avoir la trouille de sa vie, visiblement. Et Hawks non plus… La réaction de Fox, Djenesa le reconnaissait, elle ne l'avait pas vu venir. Elle ne put qu'écarquiller les yeux, encore trop secouée pour réagir immédiatement, ankylosée par ce qui venait de se passer, quand le PDG sauta brutalement sur son compagnon. Impuissante et trop surprise, elle assista au tabassage en règle du cambrioleur pendant les premières secondes jusqu'à ce qu'enfin, son corps et son esprit acceptent à nouveau de coopérer. Dray était hors de lui et frappait pour faire le plus de mal possible, cela ne faisait aucun doute, et s'il continuait comme ça, ça allait vraiment mal finir pour les deux hommes, c'était une évidence. Aussitôt, elle se jeta donc sur l'Américain, dès qu'elle le put et attrapa son bras levé prêt à refrapper. Il fallait à tout prix qu'elle l'arrête parce qu'elle le savait, Fox était capable d'envoyer Hawks à l'hosto dans cet état de rage. Ça lui rappelait de mauvais souvenirs, tiens !

"Arrête, Dray, s'il te plaît !"

La voleuse supplia mais qu'à cela ne tienne, il fallait bien ça pour que son ami entende. De toutes ses forces, elle s'accrocha à son bras pour retenir le coup qui s'apprêtait à tomber et la jeune femme fut inquiète de voir que cela risquait de ne pas suffire. Le jeune homme essaya de se libérer et il faillit bien réussir à la faire lâcher prise alors qu'il l'assassinait du regard. Pour un peu, il lui disait que si elle s'obstinait, elle serait bien la prochaine… Mais elle ne se laissa pas démonter. Pas la première fois qu'elle voyait Dray hors de lui. Il avait fallu qu'elle bande tous ses muscles pour réussir à l'en empêcher, jusqu'à ce que Fox retrouve finalement un minimum de sens commun et ne relâche la pression.

Parker soupira de soulagement quand l'Américain fixa sa main gauche. Ça y est, il revenait à lui… Fracturée, non, elle ne pensait pas, mais une fêlure, c'était probable, vu les coups qu'il avait assénés. Hawks avait vraiment une sale gueule à présent…  il s'était fait démonté ouais. Le regard de la jeune femme passa de l'un à l'autre de ses amis, alors que sa main caressait tendrement la joue droite de l'escroc et que l'homme d'affaires se relevait. Djenesa pensait que la crise de violence de Fox était passée. Elle comprit très vite qu'elle avait fait erreur. Elle ne put rien pour éviter les coups de pieds. Et ça, elle ne pouvait pas l'accepter. Qu'il s'en prenne à Hawks sur le coup, ok, elle pouvait le comprendre à la rigueur. Mais là, Nath ne pouvait en aucun cas se défendre. Et puis entendre ce dernier gémir de douleur, elle avait du mal…

"Fox !"

Elle fusilla Dray du regard et porta sa main à sa baguette, en guise d'avertissement. Arrête ça ou je te calme ! Tout ce qu'elle obtint fut un nouveau regard, cette fois méprisant, de la part de Fox et une remarque particulièrement déplacée. Un coup de poing à l'estomac en quelque sorte. Comment il savait ça, lui ? Cette question dut se lire dans son regard sidéré car Fox lui répondit franco.

Black, la détective qu'ils avaient piégée ? Nan, elle l'aurait repéré si… ? Mais Fox n'avait pas l'air de bluffer en aucune façon. Il était furieux, méprisant, mais aucun signe de mensonge ne filtrait… Et merde… Ça, la voleuse ne l'avait absolument pas envisagé et pour la première fois depuis ses retrouvailles avec Dray, elle se sentit dépassée par les événements.

Mais alors qu'elle réfléchissait à ce coup de théâtre, les deux garçons continuaient à régler leurs comptes. Et Nathanael n'était pas décidé à perdre sans rien dire. Il voulut provoquer Fox, au grand désespoir de la jeune femme qui sut immédiatement que cela n'arrangeait rien et certainement pas la colère de l'Américain. Et elle était bien placée pour savoir que ce n'était vraiment pas le bon plan. Elle tenta de calmer le jeu.

"Nath, arrête toi aussi ! Ça va trop loin !"

Malheureusement, le voleur en fut tout de même pour ses frais puisque Dray était décidé à ne rien laisser passer. Elle ne put que regarder, impuissante, le sortilège frapper son compagnon. Il ne fallut qu'une seconde pour que les deux escrocs sachent quel avait été le maléfice informulé. Nathanaël se retrouva à ramper au sol, bavant et des antennes sur le crâne. Un des sorts les plus humiliants pour vous rabaisser plus bas que terre. Pas pour rien que Dray l'avait choisi, c'était d'une évidence presque grotesque. Là, autant Djenesa était du côté de Fox, autant là, elle trouvait qu'il dépassait les bornes. Elle voulut l'arrêter mais impitoyable, le jeune homme d'affaires expliqua ce qui semblait leur avoir échappé et fit une révélation qui fut un coup de massue de plus. Djenesa en resta assise !

"Tu sais où est l'Isabelle !"

Le regard de Nathanael qu'elle croisa quelques instants faisait pitié. Djenesa sortit de son étonnement et plaida la cause de son amant pour tenter de raisonner le New-yorker. Elle supplia carrément et ça, Nath allait devoir trouver de quoi l'en remercier, on vous le dit. Mais Fox dépassait les limites aussi, quand même. Qu'il soit furieux et qu'il le déteste, d'accord mais cette humiliation était complètement inutile et cruelle.

"Dray, arrête ça, s'il te plait! Tu as gagné, c'est bon !"

Elle souffla imperceptiblement quand l'Américain décida de lever le maléfice. Il ne resta plus qu'à écouter ses explications et découvrir qu'en fait, le jeune homme l'avait laissée sur la touche. Il lui avait fait croire que l'expo était un coup de filet pour mettre la main sur le voleur. Aurait suivi un interrogatoire sous veritaserum pour le faire parler peut-être mais en réalité, le plan du New-yorkais avait été tout autre. Et ce fut Nathanael qui résuma tout ça. Djenesa, l'aidant à se redresser, le sentant à bout de force après le traitement de choc de son ami, regarda son amant désolée, lui jurant silencieusement qu'elle n'avait rien su de tout ça et des réelles intentions de l'homme d'affaires Hawks le lui rendit, tendre. Il le savait bien va, il ne fallait pas qu'elle s'inquiète, il avait compris en entendant Fox que les choses leur avaient complètement échappées au profit de celui qui les dominait à présent de toute sa taille, fier de lui.

Mais si le voleur trembla à la menace de la prison, il ne fut pas le seul. La cambrioleuse jeta un coup d'œil à Fox avec panique. Ils en avaient discuté pourtant ! Ok, pour la raclée, c'était mérité, mais la taule, non, elle le lui avait demandé ! Mais elle n'eut pas le temps, les gardes du corps de l'homme d'affaires les rejoignirent. Djenesa se sentit soudain vraiment lasse, alors qu'elle reculait d'un pas sous le regard impitoyable de Fox, quand les deux mercenaires relevèrent son compagnon et le ligotèrent. Le regard assassin de Nathanaël lui fit de la peine. Que vouliez-vous qu'elle dise ? Elle était complètement impuissante. Elle n'avait plus voix au chapitre, là, c'était une évidence, la partie se jouait sans elle. Elle ne faisait plus que de la figuration sans savoir où ils allaient. La preuve, c'est que quand Nath fixa Dray sans comprendre ce qu'il avait voulu dire avec son définitivement, il fut accompagné en chœur par Djen. Ça voulait dire quoi, ça ? Qu'est-ce qu'il avait prévu, ce con ?

Oui mais voilà, il fut tant de déguerpir. Les flics semblaient avoir été alertés. Parker regarda à regret un de ses deux amis se faire embarquer et l'autre l'emmener, elle, dans la Tour Fox. Elle n'avait jamais apprécié celle de Manhattan, elle n'aima pas plus celle de Londres. A ses yeux, cela symbolisait la même chose. Un monde qui voulait contrôler le monde et surtout les hommes, qu'elle refusait et qui, à ses yeux, avait enchaîné Dray.  

Après que Bobby eut insisté pour que leur médicomage soigne de suite la main esquintée de leur patron, elle accepta le verre proposé. Elle en avait besoin, bien tassé. Assise dans l'un des fauteuils de cuir du bureau du jeune homme, aussi silencieuse que ces messieurs, la jeune femme réfléchissait pour essayer de voir ce que Fox avait prévu. Parce que s'ils traînaient là, ce n'était pas pour rien ! Normalement, si les choses s'étaient réellement passées comme l'aventurier les avait dites sur le toit, alors ils devraient être à l'entrepôt à admirer l'Isabelle, pas dans ce bureau. Ce n'était pas logique. Pas du tout. La jeune femme commençait à se dire que cela sentait l'arnaque. Ses soupçons se vérifièrent quand elle vit le jeune mercenaire entrer en trombe dans le bureau annoncer la nouvelle. Nathanael s'était enfui ? Elle le reconnaissait bien là ! Elle ne put retenir un petit sourire satisfait, par corporatisme en quelque sorte (affection ? mais où allez-vous chercher ça !). Mais celui-ci mourut bien vite quand Fox annonça aussi calmement qu'il était temps de partir. Et la réaction de Manning comme un chien de chasse dont on avait détaché la laisse dans les bois, ne la rassura en rien. Mais alors qu'elle réfléchissait à ce que ces deux-là avaient prévu avec leur carte, la cambrioleuse se fit apostropher par son ami.

Si elle était toujours avec lui ? Et c'était quoi, ce ton agressif ? Elle comprit parfaitement que la notion de confiance, déjà fragile entre eux, s'était encore plus abîmée. Alors elle partit au quart de tour !

"Évidemment, idiot !"

Perfide ? Non ! Elle mit juste les points sur les i et les barres sur les t. Il commençait à lui casser les pieds, le play boy ! D'accord, elle entretenait une liaison avec Nathanael mais n'empêche, elle avait toujours été là pour l'aider, lui, tant qu'il avait voulu d'elle dans son décor, en tout cas.

"Je couche avec lui mais ça ne m'oblige pas à être d'accord avec ce qu'il a fait ! Et moi, je ne trahis pas les amis pour une histoire de fesses."

N'était-ce pas à ses yeux, ce qu'il avait fait lui, avec Karine ? Elle vit immédiatement que l'Américain comprit le sous-entendu et elle fut ravie de le voir tirer le museau, même s'il tentait de le cacher. Et quand il voulut lire en elle, décrypter ses expressions, elle lui tint tête sans la moindre hésitation. Aurait-il oublié que c'était elle qui lui avait appris cela ? Visiblement non puisque le jeune homme y alla d'une dernière petite remarque. Comment ça, elle allait le doubler ? Non mais il fallait qu'il arrête la paranoïa ! Parfois, il faisait peur quand même ! Ce n'était pas ce qu'il avait dit exactement ? C'était en tout cas ce que la cambrioleuse entendit.  Elle lui envoya un regard meurtrier qui évidemment, ne fit ni chaud ni froid à l'Américain mais ce n'était pas grave, ça soulageait. Il ne réussirait pas à lui faire regretter son choix. Hawks et elle, c'était peut être bizarre mais cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas été heureuse alors flûte ! Bien sûr qu'elle avait compris la menace. Elle connaissait le pouvoir de l'homme d'affaires. Mais franchement, ce n'était ce qu'elle craignait le plus.

Parker suivit le mouvement imposé par Fox et Manning jusqu'au loft, alors que les hommes de ce dernier leur faisaient le compte-rendu de ce qui s'était passé dans la planque où ils avaient retenu son amant. Elle comprit alors ce que Hawks ignorait encore. Tout n'avait été qu'une énorme mascarade pour que l'escroc les mène réellement à l'Isabelle. Elle ne pouvait que reconnaître l'ingéniosité de l'aventurier. Et elle comprit aussi pourquoi il ne lui avait rien dit. Elle n'était pas certaine qu'elle aurait été capable de tenir sa langue. Sans même le vouloir, elle aurait pu laisser filtrer une information, suffisante pour tout faire capoter. Hawks était malin.

Arrivés au loft qui servait de planque au cambrioleur, Djenesa décida de rester en retrait. Il valait mieux parce qu'elle détestait avoir le cul entre deux chaises et franchement c'était la sensation qu'elle avait. Bon d'accord, elle l'avait cherché, mais autant éviter d'aggraver sa situation. Et elle le montra bien à l'un comme à l'autre parti, en s'appuyant contre le mur, bras croisés et sans réelle expression.

Le dialogue entre les deux garçons la laissa indifférente en apparence. Jusqu'à ce que Nath trouve un suiveur et ne l'accuse. La jeune femme se redressa alors, dans un signe de dénégation évidente de la tête. Mais alors qu'elle s'apprêtait à prendre la parole pour se défendre, l'un des mercenaires l'innocenta immédiatement. Elle ne savait même pas pourquoi on lui avait demandé ce suiveur. Elle avait pensé qu'ils avaient voulu piéger une œuvre pour remonter sa piste au cas où Hawks ait réussi tout de même à voler l'exposition, pas qu'ils l'auraient piégé lui. Ils en reparleront, seuls…

Elle s'apprêta à revenir à son observation silencieuse de l'équipe en train de vider les lieux pour de bon mais soudain, la jeune femme fut prise à partie par son camarade new-yorkais. Enfin, c'était plutôt un ordre indiscutable et glacial ! Mais il se prenait pour qui ? Évidemment, elle ne l'entendit pas de cette oreille ! Après ce qui s'était passé sur le toit, Dray n'allait pas sérieusement croire qu'elle allait le laisser seul avec Nathanael ? Elle savait pertinemment ce qu'il avait en tête, et elle le refusait viscéralement. Pas seulement à cause de l'affection qu'elle portait à l'escroc. Ce n'était pas digne de l'aventurier de surcroît. Fox était dans un état d'esprit tel qu'il serait bien capable de laisser ses mauvais instincts prendre le dessus. Il lui fallait un garde-fou.

"Je ne te laisse pas seul avec lui."

Elle soutint sans faillir le regard assassin de son ami. A vrai dire, il lui donnait même raison en la foudroyant comme ça. Elle n'aurait pas lâcher jusqu'au conflit s'il l'avait fallu mais elle fut heureuse de voir Manning la rejoindre et ne donner que plus de poids à son opposition. Il sembla qu'ils parvinrent à persuader le renard enragé qui même s'il semblait vouloir affirmer le contraire leur laissait du terrain.

"Dray…"

Evidemment qu'il disait des bêtises avec son histoire de pains et de jeux. Il ne ferait rien, ils le savaient alors franchement, ce n'était pas utile de se la jouer et faire le dur. Elle sourit d'ailleurs quand il tenta de la rembarrer. Cela aurait pu s'arrêter là si un autre n'avait pas voulu faire le malin et le caïd lui aussi. Ils avaient pourtant réussi à le calmer un peu en peu de temps, c'était une chance. Et Hawks avait tout foutu par terre en une remarque cet abruti ! Elle leva les yeux au ciel, agacée, quand son amant, par sa bêtise, se retrouva épinglé sur le mur par un nouveau débordement de colère de son ami.

"T'es vraiment un crétin, parfois…"

Franchement, c'était à ce moment là qu'elle se demandait ce qu'elle lui trouvait…Enfin… Comptez sur Hawks pour trouver toujours une porte de sortie. Ce fut ce qu'il fit encore une fois et la jeune femme reconnut qu'utiliser l'argument des copies était bien joué.

Après cela, elle laissa l'équipe bosser et Hawks et Fox s'arranger sans plus s'en mêler et quand cette fois, Dray redonna ses ordres, du moment que cela n'entendait pas qu'il se retrouve seul avec le cambrioleur, la jeune femme obtempéra en silence.

Dans l'entrepôt, alors qu'elle mettait à jour pour la dernière fois le manifeste, et franchement avec plaisir, pas mécontente que toute cette aventure soit terminée. Enfin presque… Il restait toujours l'histoire des copies qu'avait fait Nath de Xander… Tsss… Qu'est ce qu'il ne fallait pas faire pour un de vos meilleurs amis et votre amant, je vous jure… Enfin… Après tout ce qu'ils avaient déjà réussi à réaliser, ce serait presque une partie de plaisir.

Mais en parlant de meilleur ami, elle sentait bien qu'il n'allait pas bien… Il n'avait pas desserré les dents depuis qu'ils étaient revenus à présent et continuait à montrer tous les signes d'une rage qu'il n'arrivait pas à évacuer. C'était le problème avec Fox. Il ressassait beaucoup trop, quoi qu'il se passe. La colère était sa plus fidèle alliée. Scotchée à lui, une fois installée, comme un parasite, elle le démangeait à sang.

"Tout le monde va bien, alors desserre les dents, tu veux ?" finit-elle par dire pour tenter de lui ouvrir les yeux sur le cercle vicieux dans lequel il s'était enferré. Mais visiblement, il n'avait pas besoin d'elle pour s'en rendre compte. Sa réaction fut sans appel. Elle le regarda frapper le sol et hausser les épaules dans une fureur contenue avec mal mais volonté. Il voulait se calmer mais n'y parvenait pas, là était tout le problème.

"Alors va courir."

Elle le connaissait bien, Jinx… Cela fit mouche, elle vit son regard s'éclairer et s'apaiser un peu une seconde. L'idée fit son chemin. Et quand Bobby l'encouragea avec ce pari, elle sut qu'ils avaient gagné la partie et fixa avec un sourire satisfait les deux hommes sortir de l'entrepôt. Enterrer tout ça était en effet une urgence pour qu'ils reprennent tous leur vie normalement. Hawks, comme elle, ne supporterait pas longtemps son statut de prisonnier. Alors pendant que Manning aidait Fox à se calmer, elle commença déjà à monter le prochain plan qui permettrait de récupérer les copies Xander.


[Au plaisir, mon chou et désolée d'avoir mis autant de temps et avoir dû raccourcir nos échanges. Je te fais des bisous et à la prochaine ! ^^] [/color]
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